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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 18:53

 

 

 

 

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 16:51

Aon

Korfoù goloet gant an erc'h hag astennet a-dreuz
Kezeg brein hanter-zebret ha toullgofet
Stroñs-distroñs eo ar wenodenn skornek
Ar biziou bav prest d'ober pav atav!

Hag ez eus tiez dizor didoenn
Hag ez eus kroazioù na vint biken savet
Bez e welan roudoù tan an ifern
Daeroù puilh a ruilh war va dremm

C'hoarielloù torret hag enwadet
Gwelloc'h ganin e vijen aet da zall
Stlak! Stlak! Skrampañ war an douar
Stlejañ buan aze hag ahont

Aon! Me n'am eus ket!

Ar fuzuilhoù ruset war an hent
Son ur binioù-kozh a c'hellomp
klevout o tont eus un toull-pri
Un aezhenn o nijal kuit a zindan ar c'hoad
Spont! Un tokarn war va zreid!
Glav gwad!
Banniel ar vro a stlak evel ur boled
Leun-chouk va beg gant dorn ar marv
War sav! Argad! a yud ur vouezh er foz.

 

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 13:13

Alain Bouchard disait « Ceux de Coëtmen ont toujours été loyaux et vertueux chevaliers envers le duc. Cette antique maison, dont le nom est à toutes les pages de l'histoire de Bretagne, ne figure cependant pas dans les recueils généalogiques. C'est seulement après de longues recherches qu'il nous a été possible de retrouver un fil dans la suite des vicomtes de Coëtmen cette maison qui, à la fin du XVe siècle était réputée « la plus grande et première d'ancienneté, noblesse et extraction des éveschez de Cornouaille, Léon et Tréguier, yssue et partie de la baronnye d'Avaulgour, n'a pas été l'objet d'études sérieuses de la part des anciens annalistes de la province. Nous avons dû, par conséquent, fouiller les archives publiques et privées pendant plusieurs années, et attendre avec patience ces heureux hasards qui révèlent Inopinément à l'antiquaire des documents égarés. Ogé, dans son Dictionnaire de Bretagne, suivant son habitude, multiplié des erreurs qui n'ont pas été rectifiées par ses modernes éditeurs. Feu M. de Fréminville et M. de la Bigne-Villeneuve ont simplement résumé les faits qui pouvaient être colligés dans les « Preuves de D. Morice. M. de La Borderie a fait connaître ce que les aveux apprennent sur le fief de Tonquedec Nous ne parlons pas de ce qui se trouve dans Dupaz ce ne sont que des notions assez vagues et qui d'ailleurs ne remontent qu'à des temps relativement modernes. Nous passerons également sous silence ce que nous avons publié, il y a plusieurs années, dans le « Bulletin monumental de la Société française, dirigée par M. de Caumont, et dans le journal -La Bretagne. Les matériaux alors étaient encore trop peu nombreux pour que ces recherches fussent bien complètes. Nous constaterons seulement que quelques personnes ont bien voulu emprunter ce qu'il y avait de nouveau dans ces modestes recherches, en se gardant bien, peut-être pour ménager l'amour-propre de l'auteur, de mentionner les sources auxquelles on avait puisé. Dès le commencement du XVIe siècle, la généalogie historique de la maison de Coëtmen était peu claire Gillette de Coëtmen, principale héritière, en 1516, faisait faire des recherches pour manifester son extraction féminine pour ce qu'elle estoit moins cogneue à plusieurs personnages. On faisait alors descendre les Coëtmen des comtes de Cornouaille puis du « roy Audran,» comme puinés d'Avaugour, et on arriva à établir une généalogie qui nous a d'abord été communiquée par M. Pol de Courcy, et que nous avons ensuite retrouvée dans des papiers de la maison de Cahideuc. Nous aurons occasion de la rectifier sur plusieurs points. Dès à présent, nous devons constater une source d'erreur que nous sommes peut-être les premiers à éviter c'est que Coëtmen et Tonquedec étaient, dès l'origine, deux fiefs distincts, et qui, à certaines époques, ont appartenu à deux seigneurs différents. Coëtmen était un partage du Goëllo, donné par un aîné à son puiné. Tonquedec était une circonscription féodale étrangère au Goëllo, arrivée par alliance dans la maison d'Avaugour.

 

Geslin, fils puîné de Henri, comte des Bretons, et de Mathilde de Vendôme, eut en partage les terres qui formèrent la seigneurie de Coëtmen dont sa branche prit le nom c'est lui qui peut être considéré comme fondateur du château de Coëtmen en Tréméven. Il paraît dans les chartes de Beauport comme sénéchal de Goëllo, en 1220, et depuis cette date jusqu'en 1224, il partagea avec Lucas le Borgne, chanoine de Tréguier, la charge de tuteur de Henri d'Avaugour, son neveu, fils du comte Alain. Lorsque son pupille eut atteint l'âge de la majorité, Gesiin devint l'un de ses premiers lieutenants ou vicomtes, le soutint vaillamment dans la lutte contre Pierre Mauclerc, et fut chargé de garder la forteresse du Guesclin en 1234. Le dernier acte dans lequel figure Geslin de Coëtmen est de 1235, à cette époque il était témoin dans l'enquête ouverte pour constater les priviléges souverains contestés par le duc aux sires de Léon et de Goëllo Nous supposons qu'il vécut encore quelque temps, peut-être jusque vers 1256, parce que c'est alors seulement que son fils aîné changea son titre de vicomte de Tonquedec contre celui de vicomte de Coëtmen. De N. de Tonquedec, Geslin eut

 

1. Alain qui suit.

2. Hugues, chevalier, vivant en 1233

3. Henri, chevalier, mentionné en 1231 il mourut en 1233 et fut enterré à Beauport.

 

 

Alain portait dès 1231 le titre de vicomte de Tonquedec du vivant de son père des actes de Beauport furent souscrits par lui en 1232, 1233, 1239 et 1253. Quatre ans après, et comme vicomte de Coëtmen il était pleine du sire d'Avaugour, alors que celui-ci empruntait à l'abbaye de Beauport une somme assez considérable il vivait encore en 1260, ainsi qu'il résulte d'un acte du pape Alexandre IV provenant des archives de la même abbaye". Il mourut le 6 des ides d'août. laissant de sa femme, Constance de Léon

 

1. Prigent -qui suit

2. Alain chanoine de Beauport, et recteur de Plouha en 1260.

3. Jean, mort en 1307, d'après l'obituaire des frères prêcheurs de Guingamp.

4. Pierre, vicomte de Tonquedec, mort sans laisser de postérité, avant son frère Jean, et dont l'héritage, par suite du droit de représentation, fut recueilli par son neveu Rolland de Coëtmen dont nous nous occuperons bientôt

 

Prigent, vicomte de .Coëtmen, s'acquittait, en 1274, de la dette de 400 livres qu'il avait contractée auprès du duc de Bretagne pour son expédition en Palestine en 1298 il était en procès avec son souverain au sujet de ce qu'il avait à réclamer dans la succession du dernier vicomte de Léon, du chef de sa femme Anne ou Emmette de Laval, et pour le satisfaire, le duc lui donnait 3,000 livres. Ici se présente une rectification à faire la plupart des historiens répètent qu'Anne de Laval était fille d'Hervé de Léon et de Catherine de Laval on ne comprend pas cette confusion de noms qui est d'autant plus choquante que le sceau d'Anne porte très-distinctement les armes de Laval et non celles de Léon les tombeaux de cette dame et de son époux, dont nous parlerons dans un instant, fournissent, ainsi que les vitraux de la collégiale de Tonquedec, le même renseignement héraldique. II nous semble que toute incertitude cesse du moment que l'on observe que Gui VII de Montmorency, comte de Laval, mort en 1367, eut de sa première femme, Philippe de Vitré, deux filles, Catherine, dame de Landauran, épouse de Hervé, vicomte de Léon, et Emmette à qui, dans son testament, il léguait 300 livres à prendre sur ses terres de Laval et de Vitré c'est évidemment cette Emmette de Laval qui devint vicomtesse de Coëtmen, et qui, héritant de sa soeur Catherine, vicomtesse de Léon, donna à Prigent les droits qu'il faisait valoir en 1398. Prigent et Emmette furent enterrés en l'abbaye de Beauport, dans une chapelle qui, jusqu'à la Révolution, fut désignée sous le nom de chapelle du Vicomte; elle se trouvait dans une partie de l'église abbatiale qui a complètement disparu On y voyait ungn enfeu et sépulture eslevée sur lequel sont pourtraictz, savoir la pourtrecture du viconte de Quoitmen, aiant sous la teste ungn oreiller a deux ymaiges d'anges d'un costé et d'aultre de sa teste, et ungn lyon, le tout de piastre fort magnifique et d'ancien temps comme apiert par la veue d'iceulx. Sur la pourtrecture duquel viconte y a ungn grant escu de ses armes du blason susdit qui est de gueules a annelez d'argent. Et tout a l'entour de celle tombe y a escuz d'armes que l'on ne peut blasonner pour l'antiquité d'elles. Et a costé de luy y a la pourtrecture d'une dame de Quoitmen, et est la voix commune en celles parties que elle estoit fille du conte de Laval et avoit esté inhumée audit enfeu jouxte son seigneur et mary espoux »

 

 

 

Rolland de Coëtmen, fils du précédent, ayant hérité de son oncle, fut vicomte deTonquedec du vivant de son père: en 1284 il était pleige du sire d'Àvaugour, et dix ans plus tard figurait dans l'ost ducal comme devant fournir cinq chevaliers Il posséda peu de temps le fief de Coëtmen puisqu'il était déjà mort en 1311, époque à laquelle sa veuve, Alix, de la maison de la Rochejagu donnait à Beauport trois rais de froment sur ses dîmes de Lannevez, à charge de célébrer un service annuel. De leur mariage naquirent

 

1. Guy, vicomte de Coëtmen, décédé sans postérité en 1330

2. Rolland II qui suit

3. Prigent qui paraît ne pas avoir laissé d'héritiers de sa femme Eugènie

 

On donne généralement à Rolland II une femme de la maison de Quintin, Jeanne, fille de Geoffroi nous pensons plutôt qu'il épousa Marie de Kergorlay, décédée en 1362 l'expression de consors employée parl'obituaire des frères prêcheurs de Guingamp semble indiquer en effet qu'à cette date son époux vivait encore. Il ne nous a pas été possible de déterminer la date de la mort de Rolland II nous notons seulement que dans l'histoire de Bretagne le dernier événement dans lequel il paraît est la bataille d'Auray en 1364, où il fut fait prisonnier précédemment, en 1346, il commandait un corps de l'armée de Charles de Blois contre le capitaine anglais Thomas d'Aigworth; en 1351 nous le trouvons à la suite du sire de Beaumanoir, et l'année suivante aux États de Dinan, convoqués par la comtesse de Penthièvre

 

Jean de Coëtmen, fils deRolland II, n'eut la vicomté de Coëtmen et le fief de Tonquedec que de 1364 à 1371 à cette dernière date, il assistait à la cession de Guémené-Guégant faite au duc par Jeanne de Rostrenen, le 29 mai, et peu après il était mort puisque son fils Rolland III avait succédé à ses titres féodaux Jean avait épousé, en 1340, Marie de Dinan, fille de Rolland III, sire de Montafilant et de Thomasse de Châteaubriant qui, suivant une chronique du XVIe siècle, apporta en dot les fiefs de Runefau et de Goudelin D'après le contrat de mariage qui nous est parvenu à peu près intact, Marie de Dinan eut les terres provenant de la succession de Anne ou Emette de Laval qui étaient alors débattues entre les sires de Coëtmen et de Montafilant

 

Revue nobiliaire, héraldique et biographique par Anatole de Barthélémy

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 12:02

Constructions de Jean II.

 

 

J'ai dit que Jean II de Coëtmen fût autorisé à appliquer pendant trois ans, à partir du 1er janvier 1474, le produit de l'impôt du billot dans la châtellenie de Tonquédec à la fortification de la place. Il faut lui attribuer le corps de logis qui ferme, du côté de l'ouest, le château de Rolland III et une partie de l'enceinte avancée destinée à en renforcer l'entrée, mais qui ne fut terminée qu'au siècle suivant.

 

 

Front ouest.

 

Orienté du nord au midi, formant courtine, composé d'un corps de logis N M de plan rectangulaire et d'une tour en fer à cheval 0 au sud, sur un front total de 47 mètres, le bâtiment de Jean II est remarquable par une construction homogène qui tranche nettement avec celles qui l'ont précédée. L'architecte a baissé le commandement, augmenté l'épaisseur des murs du côté vulnérable (4 m 10 dans la tour), percé les étages inférieurs pour des armes à feu, au-dessous de la crête du fossé, ménagé dans les parties hautes de larges perspectives sur la vallée et même sur le plateau, remplacé les mâchicoulis par un simple cordon mouluré en profil de talon, revêtu enfin ce véritable palais d'un appareil plus grand et mieux dressé sur des lits de mortier moins épais. La hauteur des assises varie de 0 m 28 à 0 m 45 et la longueur de certaines pierres atteint 1m 40 et même 1 m 72. Tous les caractères de la seconde moitié du XVe siècle, consécutifs aux premiers perfectionnements de l'artillerie, sont là réunis. Les marques de tâcherons sont rares. L'empattement de la base est très faible. La tour du midi, au même niveau, et probablement sous le même comble que le bâtiment d'habitation, fait corps avec lui et forme, sur le front sud de l'ancien château, un saillant prononcé qui lui permettait de battre le fossé en avant de l'entrée. Elle mesure 14 mètres de diamètre et relie ses 220 degrés de circonférence avec la porte de Rolland III par 6 m 90 de mur droit et un pan coupé en retour d'équerre homogène avec la tour et collé sur la porte. Une poterne P, sans pont-levis, amortie par un linteau sur corbelets, s'y ouvre à quelques mètres au-dessus d'un fossé aujourd'hui comblé. Son seuil est à plus de 2 mètres au-dessus du niveau de l'esplanade. Un escalier droit de six marches profondes, couvert par des dalles placées en travers sur des corniches profilées en quart de rond et formant trois ressauts successifs, y conduit. Au-dessus de la poterne et sous une fenêtre à linteau, une canonnière carrée surmontée d'une courte mire contribue avec celles de la tour du midi à en défendre l'accès. En laissant l'escalier à droite on trouve, sur un petit palier J, deux portes dont l'une, à gauche, mène à la salle, rectangulaire 0 de la tour du midi par un couloir U légèrement descendant et qu'une étroite fenêtre m éclaire. A droite, dans l'embrasure de cette fenêtre, on a creusé obliquement une longue galerie pour la mousqueterie, sans doute contemporaine des refaçons que j'ai déjà signalées plusieurs fois clans le front nord-est ella porte d'entrée. Sous le plancher delà salle 0 se trouve un sous-sol O éclairé par trois embrasures de canonnières. L'une q fait face à l'est et commande les abords de l'entrée, l'autre p est orientée au sud ; la troisième, à l'ouest, r, est coudée et conduit au moineau, petit ouvrage extérieur et bas, en partie ruiné, qui faisait l'unique flanquemenf du front ouest, d'ailleurs bien défendu par l'escarpement de la vallée. La tour du midi fait de ce côté une saillie trop faible pour y contribuer. Il ne reste que doux pans du revêtement extérieur de l'ouvrage et l'amorce de son toit, formé par un coude des assises mêmes du palais, chaque assise taillée en appentis et faisant larmier sur l'assise immédiatement inférieure. La canonnière du moineau qui, suivant la règle en pareil cas, atteignait l'assaillant par la droite, affecte une forme particulière qui, si je ne me trompe, n'a pas encore été signalée (r) : une ouverture carrée, au-dessous d'une longue rainure verticale entaillée dans sa partie supérieure, comme l'étaient les anciennes archères cruciformes pour le tir de l'arbalète, encore employée au XVIe siècle concurremment avec l'arquebuse.Les canonnières des deux autres embrasures p et q sont de ce type, mais de dimensions un peu moindres.

 

 

Les embrasures p et q sont voûtées en berceau plein cintre, l'embrasure q en berceau légèrement brisé. La salle 0 du rez-de-chaussée, également barlongue et non voûtée, mesure 6 mètres sur 8 m 25. Chauffée au nord par une profonde cheminée, elle s'éclaire à l'est et à l'ouest par deux baies rectangulaires (1 m 70 X 0 m 5O) à meneau transversal, au fond d'énormes embrasures voûtées en berceau surbaissé ; dans leur allège est ménagée une canonnière carrée surmontée d'une courte mire sans entaille, w. Une porte à linteau échancré en accolade, ouverte dans la paroi nord de l'embrasure sur la vallée, conduit par un couloir droit aux latrines prises avec leur fosse dans l'épaisseur du mur. Une baie rectangulaire, s'ouvrant au-dessus du moineau, éclairait ce couloir.

 

 

Enfin, au premier étage,une salle semblable,mais chauffée au midi par une cheminée à linteau sur consoles et hotte sur arc de décharge, s'éclaire de la même façon à l'est et à l'ouest. Les fenêtres à meneaux transversaux sont beaucoup plus larges, au fond d'embrasures pareilles garnies de bancs sur les deux flancs et de niches au sud. L'allège du côté du plateau est seule percée d'une canonnière.Une petite porte en accolade conduit aux latrines éclairées sur la vallée par une autre canonnière à longue mire. Telle est la tour du midi. Le corps de logis MN rectangulaire, dont le revers fait l'une des quatre faces de l'esplanade B plus élevée que la basse-cour A, n'a-que deux étages. Celui qui correspondait au sous-sol O de la tour du midi est plein. Celui qui, par le palier T, communique avec la salle O, de plain-pied avec la poterne et au niveau du sol de la basse-cour, est lui-même un sous-sol M N par rapport à l'esplanade. Il comprend une première salle N non voûtée, éclairée par une fenêtre basse, barlongue et grillée au fond d'une embrasure profonde (3 m 05), dont l'ébrasement pénètre une voûte en berceau plein cintre. Elle communique avec une grande cave ou magasin M par un couloir s voûté en berceau surbaissé et une porte en arc brisé qui pouvait se barricader à l'aide d'un madrier dont les mortaises carrées sont conservées dans les parois ruinées du couloir. Le levé du plan et l'examen des collages semblent indiquer une refaçon qui se placerait avant l'achèvement de la construction. La première embrasure a du magasin actuel, dont la partie ébrasée reproduit l'embrasure l de la cave non voûtée N, aurait seule appartenu au plan primitif. Le désir de voûter la nouvelle cave nécessita un collage sur la courtine, extrêmement visible dans l'embrasure a augmentée ainsi de 0 m 80 de partie droite; mais ce collage ne se retrouve pas dans la deuxième embrasure v, de plan tout différent (2 m 16 de partie droite), plus étroite (1 m 78 au lieu de 2 m 43), voûtée en berceau presque plein cintre el par conséquent postérieure à la première et contemporaine de la voûte. Celle-ci est un beau berceau surbaissé de plus de 5 mètres de portée. Les baies barlongues étaient grillées. Au delà du soupirail x qui permettait d'approvisionner l'esplanade, le parement qui sert de sommier à la voûte vient buter contre une saillie z du mur, appareillée comme le reste de la construction. Au nord, le mur de fond en blocage bute à son tour sur celte saillie et supporte la voûte qui s'interrompt au contraire sur la paroi du sud. Faut-il rattacher cette saillie au plan modifié par le voûtement, ou au château de Rolland III, ou aux fondations de bâtiments d'habitation plus récents ? C'est une question à résoudre. Un escalier coudé y, éclairé .sur la vallée, fait communiquer ce sous-sol avec l'étage supérieur (niveau de l'esplanade). On débouche ainsi dans la grande salle non voûtée M dont les trois larges baies (1 m 50 en moyenne), à linteau et meneau horizontal. dominent le ravin et ses pentes boisées. Un banc de pierre ceignait, sur leurs trois faces, les embrasures à berceau surbaissé, mais la voussure de celle du nord s'est écroulée. Une niche était ménagée dans la paroi de la seconde. Une cheminée, dont le linteau, monolithe et lisse, sur consoles, mesure plus de trois mètres et dont un arc de décharge supportait la hotte, occupe au sud le centre du mur de refend, à travers lequel la porte 1 conduisait à la pièce voisine N. Cette pièce, chauffée au sud, éclairée aussi à l'ouest par une baie pareille à celle de la grande salle, était le priée ou chambre à coucher, communiquant, selon l'usage, avec la grande salle et probablement avec la tour du midi. L'écroulement de l'angle sud-ouest ne permet pas de s'en assurer. Une porte en accolade et un couloir coudé conduisaient aux latrines, prises, ainsi que leur fosse, dans l'épaisseur du mur, éclairées par une archère et couvertes en dalles sur corniches en quart de rond. A l'extérieur, une gargouille écoulait au nord les eaux de l'esplanade. Enfin, la courtine se relie avec la tour nord-ouest L par un pan coupé très court, faisant, corps avec le retour d'équerre de la courtine et collé sur la tour. Au saillant de cet angle trois pierres d'attente indiquent un plan interrompu. De la façade intérieure de ce beau bâtiment il ne reste qu'une assise à fleur de terre, décorée d'un cordon mouluré en profil de doucine. L'entrée se trouvait à l'angle T du corps de logis adossé à la courtine nord. On y remarque une assise à trois pans, reste probable d'une tourelle d'escalier. Première enceinte. L'enceinte A que Jean II entreprit de construire n'est pas, à proprement parler, une basse-cour. Bien que son projet inachevé ait été continué au XVIe siècle sur un plan probablement différent, il semble que son faible écartement n'aurait pas permis d'y loger tout ce que renfermait une baille du XIIIe siècle. Ce n'est qu'un ouvrage avancé, destiné à fortifier, comme le dit le texte de 1473, l'ancien château qui conservait ses défenses vieillies. On a vu à quel point sa porte, notamment; était insuffisante. Le plan comportait la porte Y, face à l'est, en retour d'équerre sur une courtine (23 m 90) orientée est-ouest et flanquée de deux tours rondes V et X, dont l'une défendait aussi les abords de la porte au sud. Une seconde courtine, dont il n'existe qu'un tronçon, repartait de la porte vers le nord. Il est impossible de présumer du reste. Encore la la crète des fossés qui devaient les entourer. Elle a pour caractères généraux le grand appareil, semblable à celui du front ouest, la forte saillie des tours (220 degrés) encore fermées à la gorge, leur petit diamètre (7 m 50 environ) et la faible épaisseur des murs (courtines: 2m 20 à 2m30 ; tours : 1 m 80 à 2 m 40), d'où l'on peut induire un commandement très bas, la nature des canonnières (ouverture ronde sous une longue rainure verticale qui ne sont pas, comme on l'a dit à tort., d'anciennes archères bûchées après coup, un talus de maçonnerie peu incliné, enfin le plan particulier de la porte. Celle-ci peut être rattachée au type des portes percées dans une tour quadrangulaire, ouverte à la gorge et sans échauguettes, comme on peut y voir apparaître le tracé polygonal de la période moderne. Un pont-levis à deux bras, dont le tablier relevé s'encastrait dans un tableau ménagé dans la maçonnerie, une ouverture unique amortie par un arc brisé et fermée par une porte, une archère pratiquée dans la paroi à gauche en entrant, enfin une herse à 0 m 30 de l'autre extrémité du passage qui a 3 m 30 de longueur, telles étaient les défenses, assez rudimentaires, de cette.porte, en progrès toutefois, par sa herse, sur le reste du château. Des évidements pour deux madriers carrés sont ménagés dans les flancs à 0 m 45 au-dessus du seuil, mais à 2 m 08 et 2 m 80 en arrière des ressauts de la porte. Autre singularité, ces trous n'ont que quelques centimètres de profondeur, au lieu dé la longueur de la barre, comme cela est d'usage pour l'un des côtés. La voûte actuelle en berceau brisé date du XVIe siècle. De part el d'autre de l'entrée, deux casemates, 5 et 6, à linteau, du type trou rond et longue fente. Sur le flanc de l'une d'elles, 6, on a pratiqué au siècle suivant une longue meurtrière grossièrement bûchée pour battre du feu de la mousqueterie l'angle mort qui, de ce côté, s'étendait à tout le fossé. Enfin deux autres casemates, 4 et 7, montrent, au fond d'une embrasure à cinq pans voûtée, la première en berceau surbaissé, la seconde en berceau plein cintre, une petite baie carrée d'environ 0 m 55 de côté, encadrée par un large cavet et qui fut peut-être fermée par une dalle mince percée d'un trou avec ou sans mire. Chacune des tours comporte deux canonnières semblables à celles de la porte. Le plan des embrasures seul diffère.Une cinquième, 3, traverse la courtine qui les relie. La salle de la tour du gardien, V, est hexagone, celle de la tour X pentagone. Une ancienne inscription, signalée par Freminville comme réemployée au revers de la porte, aurait été selon M. l'abbé Daniel, recteur de Tonquédec en 1842, enlevée vers cette époque par le propriétaire du château. 

 

Constructions de Charles Gouyon.

 

Première enceinte.

 

L'enceinte de Jean II fût achevée par Charles Gouyon de La Moussaye à une date comprise entre 1577 et 1582. Cette dernière campagne, dont la construction en blocage donne l'apparence d'un travail hâtif, présente en effet certains caractères de ce temps, embrasures de canon à double ébrasement, lignes de feu haute et basse enfilant les fossés. Toutefois, les talus, quand ils existent, n'empattent que le pied des murailles et n'affectent pas encore le revêtement tout entier. L'artillerie tire à travers les remparts non terrassés et incapables de résister à un bombardement sérieux. D'ailleurs, il s'agissait de repousser les bandes mal armées de la Ligue. Du côté de l'ouest, on éleva une courtine et une petite tour Z ouverte à la gorge, collée sur la tour du midi O, et dont les deux étages de feu balayaient le front ouest d'une part et le fossé de la nouvelle courtine de l'autre. Celle-ci, dont le collage sur la tour du gardien V est très net à l'extérieur, était fortement empattée et munie de latrines dans l'angle, avec couloir coudé percé d'une meurtrière. Les courtines, les tours et la porte de Jean II furent couronnées de l'étage qui leur manquait. La courtine qui montait vers le nord fut continuée jusqu'à la hauteur de la tour d'angle de l'est à laquelle elle fût rejointe par un retour d'équerre. Deux batteries superposées, chacune de deux embrasures, y furent ménagées pour prendre d'enfilade le fossé du nord-est. La courtine, au contraire, n'est qu'une ligne haute de feu à six embrasures desservie, comme la batterie supérieure du pan coupé, par une coursive en encorbellement. Sous la batterie basse qui fait face au nord, une porte aujourd'hui bouchée s'ouvrait sur le fossé. Courtines voisines du donjon. Le donjon, isolé jusqu'ici, fut relié aux tours du nord K et du nord-ouest L par deux courtines basses empattées, en blocage, grossièrement percées, la première de une, la seconde de deux embrasures plongeantes. Ainsi fut formée cette petite cour triangulaire dans laquelle certains archéologues avaient cru voir une troisième enceinte. Refaçons diverses. Je crois qu'il faut dater de la même époque les longues embrasures pour tir plongeant qui furent percées, à quelques mètres au-dessus des talus, dans les angles formés par la courtine du nord-est et ses tours de flanquement, K, dans la tour du nord pour battre le fossé du donjon, dans les fours de la porte de la deuxième enceinte, dans l'angle, de part et d'autre de l'entrée. Une meurtrière de mousquet n dans le flanc de la tour du midi, une autre dans la casemate 6, également signalées comme refaçons tardives au cours de celte élude, rappellent celles du bastion de la porte de Laon, à Coucy.

 

 Le château de Tonquedec -notices archéologiques

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 08:34

 

Donjon.

 

 

Le donjon D, qui offre cette singularité de ne pas commander le côté vulnérable de la place, suffisamment défendu par la tour d'angle, élève à l'autre extrémité, en dehors de l'enceinte dont un fossé le sépare, sa masse cylindrique large de 13 m 60 hors-d'oeuvre, non compris le talus de maçonnerie qui empatle sa base, et haute de 21 mètres sous parapet. Un double pont-levis faisait, comme je l'ai déjà dit, communiquer, par l'intermédiaire d'une pile R, haute d'une dizaine de mètres, le sommet de la courtine, soit un étage au-dessus de l'esplanade, avec le second étage de la tour, cas particulièrement tardif de la persistance des traditions romanes. C'était le seul moyen d'accès du donjon qui n'avait, pas d'issue sur la campagne. Par cette poterne en arc brisé, surmontée d'une rainure verticale pour l'arbre unique de son pont-levis, fermé par un seul vantail et barricadé par un madrier dé section carrée, un passage voûté en berceau plein cintre f, et dont la largeur va en se rétrécissant de 1 m 35 à 1 m 28, conduit à la salle, hexagonale du second étage. Une porte amortie par un arc brisé, ouverte à droite dans sa paroi, donne directement sur l'escalier dont la vis, partant de fond et prise dans l'épaisseur du mur, desserties autres étages en montant ses 76 marches sans interruption jusqu'au comble. La cage est éclairée par quatre archères qui ne sont pas faites pour la défense, comme le prouvent leur angle peu ouvert et l'absence de plongée, malgré la hauteur au-dessus du sol. De l'archère inférieure on a fait, à l'époque moderne, une porte ouvrant dans le fossé. Le plancher de la salle basse repose sur un retrait de la paroi dont le tracé circulaire s'inscrit dans l'hexagone du rez-de-chaussée.C'est peut-être le témoin d'une salle ronde, souterraine, aujourd'hui comblée, comme cela s'est fait quelquefois des anciennes tours, lorsqu'il fallut compter avec l'artillerie. Pas plus que les autres étages, le rez-de-chaussée n'est voûté. Une porte g à linteau sur corbelets, au pied de l'escalier, une fenêtre au nord, i, s'ouvrent sur la salle à six pans, chauffée par une cheminée h sans saillie ni hotte, à manteau lisse en arc surbaissé. Une chaîne d'angle en pierre appareillée est noyée dans le blocage du pan qui sépare la cheminée de la fenêtre. Elle porte les marques de tâcherons particulières au donjon et ne dépasse pas les niveaux du seuil et de la clef de voûte de l'embrasure voisine. C'est donc le piédroit d'une embrasure semblable, soit repentir, soit témoin de constructions antérieures revêtues par le donjon actuel.

 

 

 

Un palier de l'escalier communique par une porte en arc brisé avec la salle du premier étage qui offre les mêmes dispositions, mais s'éclaire à l'ouest sur la vallée et est pourvue de latrines. Des colonnettes, dont les chapiteaux sont des corbeilles rondes et nues, elles bases prismatiques, avec tore et cavet réunis par un angle droit, décorent les jambages de la cheminée, placée au-dessus de la précédente, et supportent un manteau en plate-bande appareillée. La hotte repose sur un arc de décharge. Au second étage, deux fenêtres s'orientent est et ouest. La cheminée, sous un simple linteau, est plantée au sud-ouest, et un couloir coudé, débouchant dans le passage de la poterne en face de la porte de l'escalier, conduit aux latrines. Enfin, le troisième étage, desservi directement par l'escalier au moyen d'une porte à linteau sur corbelets, comporte une fenêtre à l'est, des latrines et une cheminée au sud-ouest. Toutes les fenêtres sont du même type, étroites, rectangulaires, au fond d'une large embrasure (1m 27 pour une baie de 0 m 44), profonde de toute l'épaisseur du mur (3m 60 à 3m 25), généralement garnie de bancs de pierre et voûtée en berceau surbaissé Les latrines sont groupées de façon à couvrir un secteur minimum du fossé et plantées, comme l'escalier, du côté le mieux protégé du donjon. De ses défenses, il ne reste que la ceinture de corbeaux de ses mâchicoulis ; ils se composent de quatre assises profilées en quart de rond, formant encorbellement sur les trois faces. M. E. Lefèvre-Pontalis a fait remarquer dans son cours combien ce type de corbeaux est fréquent en Bretagne et en a signalé de semblables à Bonaguil. On en trouve aussi dans divers châteaux du XVIe siècle, comme Chaumont et La Rochefoucauld. Il est probable qu'un étage en retrait el un double crénelage, comme à la tour d'angle, couronnaient le donjon. Front du nord-est. -Au moins en ce qui concerne les parements, tout le front du nord-est est du même parti que le donjon. Appareil, hauteur et pente du glacis sont rigoureusement semblables. C'est une construction homogène orientée du nord-ouest au sud-est. et composée d'une courtine flanquée d'une tour ronde à son extrémité nord K et d'une tour en hémicycle l au dernier tiers de sa longueur. On y adossa un corps de logis dont il ne reste que les soubassements et dont le pignon sud-ouest à double rampant s'est écroulé au commencement de l'année 1910. Elle est un peu plus basse que le donjon, mais, comme à La Ferté-Milon, les corbeaux de ses mâchicoulis, du même type que ceux du donjon, avec trois assises seulement, couronnent d'une ligne horizontale ininterrompue les tours et courtines qui ne se commandent pas  Au-dessus de sa base qui est pleine, un étage de plain-pied avec l'esplanade., et élevé d'une dizaine de mètres sur le fond du fossé, né comportait d'ouverture que dans les deux tours.

 

 

On y pratiqua par la suite, en divers points et notamment dans les angles, des canonnières à large ébrasement et forte plongée pour battre le pied du rempart. Un premier étage sur l'esplanade, que j'ai figuré dans le plan d'ensemble, s'ouvre largement sur le vallon. Dans la tour du nord il comporte, comme au rez-de-chaussée, d'ailleurs, une salle pentagonale K non voûtée, éclairée par une fenêtre étroite à linteau, du type du donjon, avec embrasure à berceau plein cintre, mais orientée obliquement par rapport à la courtine, de façon à découvrir le plateau et, sans doute, concourir à la défense. Bien que le revers de la tour soit abattu, on peut admettre que celte salle communiquait avec le corps de logis. 

 

Tour d'angle de l'est.

 

Pour commander les abords du château, on construisit une énorme tour d'angle E, plus haute que le donjon lui-même (22m 50 sous le chemin de ronde), de plan circulaire aussi, mais légèrement tronconique. Elle mesure 13m15' de diamètre au-dessus d'un empattement plus élevé, mais moins incliné que celui du donjon. Différence plus caractéristique encore, elle est pleine jusqu'à 10 mètres de hauteur environ au-dessus du fossé, et sa salle basse, qu'un pont-levis relie à l'esplanade, est au niveau du premier étage du donjon. Ce pont-levis, dont témoigne suffisamment la rainure verticale qui surmonte la poterne, retombait sur un fossé aujourd'hui comblé, mais dont un observateur du commencement du XIXe siècle, Freminville, nous apprend que sa contrescarpe, revêtue, dessinait un arc de cercle concentrique à sa tour et que les courtines H et Q, encore existantes, en fermaient les extrémités. Le parement interrompu de la tour bute sur le pan H qui la relie au front du nord-est et qui lui est donc antérieur, tandis que le pan Q, qui la relie à la porte fortifiée, est un simple collage postérieur. Ces deux courtines ont leurs revêtements arrachés. La poterne en arc brisé, semblable à celle du donjon, était fermée par un vantail dont on retrouve les traces de scellement, et à un mètre au-dessus du seuil, les trous carrés pour la manoeuvre de la barre transversale. Par cette porte on pénètre dans un passage voûté en berceau plein cintre qui conduit à la salle-basse et sur lequel s'ouvrent deux portes à linteau sur corbelets. Celle de gauche mène, par un couloir deux fois coudé; aux latrines, celle de droite, surmontée d'un arc de décharge, à la vis de 54 marches, ininterrompue, prise dans l'épaisseur du mur (3m 50), éclairée par trois archères, qui dessert les autres étages. Les trois salles à six pans, non voûtées, pourvues chacune de latrines et de cheminée, s'éclairent: celles du rez-de-chaussée, au sud; celle du premier étage, au sud et à l'est; celle du deuxième étage, à l'est et à l'ouest. Les baies qui s'ouvrent au sud sur le plateau sont du même type que celles du donjon. Elles étaient grillées. Celles de l'est et de l'ouest, plus largement percées, sont recoupées par un meneau cruciforme. Toutes ont de larges embrasures voûtées en berceau plein cintre ou surbaissé. Les latrines surplombent, à l'extérieur, l'angle formé par la courtine H. Les cheminées sont encadrées par un linteau en arc surbaissé, celle du rez-de-chaussée par une large et profonde voussure en plein cintre. Une ceinture de mâchicoulis, dont il ne reste que les corbeaux à quatre assises, pareils à ceux du donjon, couronne la tour. D'un étage en retraite, caractéristique de la fin de la période gothique, il nous est parvenu dé quoi reconnaître les baies qui s'ouvraient sur le chemin de ronde, les trous de la charpente qui l'abritait, et les ouvertures du crénelage supérieur. Malgré les caractères particuliers de cette tour, son appareil, le type de ses cheminées, de ses percements, de ses mâchicoulis, et même quelques marques de tâcherons se retrouvent dans le donjon.

 

Porte d'entrée.

 

Tout en se rattachant à la même campagne, les défenses de l'entrée sont postérieures à la tour d'angle de l'est. En effet, la rentrée du flanc droit de l'ouvrage a dû être commandée par un plan antérieur et surtout son parement s'interrompt devant la courtine Q qui, elle-même, bute sur la tour. Pour pénétrer dans la place, on franchissait un fossé sur l'un des deux ponts-levis abaissés de la porte charretière, à gauche, ou de la poterne, à droite, l'une et l'autre amorties par des arcs en tiers-point. Les tabliers, manoeuvres l'un par deux, l'autre par un bras oscillant dans leurs rainures verticales profondes d'un mètre, venaient, en se relevant, s'appliquer dans leurs encastrements en fermant la baie correspondante. Les supports des tourillons qui faisaient pivoter les bras sont intacts. Dans les passages voûtés en berceau surbaissé, et dont il semble que le sol montait de l'extérieur vers l'intérieur, il n'y a ni herse, ni assommoir, ni trous pour madriers de barricade. Des vantaux les fermaient sommairement. Deux tours en fer à cheval flanquent cette entrée. Une ceinture ininterrompue de mâchicoulis, répétant les consoles à trois assises du nord-est, la défend. Les sept annelets du blason de Coëtmen la surmontent. A gauche, en entrant sous la voûte principale, une petite porte à linteau s'ouvre sur un escalier à vis qui descend à deux petits cachots ménagés sous le passage. Une archère pratiquée dans l'angle, à travers le glacis, éclaire les dernières marches, mais les cachots sont aveugles. Ils sont commandés l'un par l'autre et recouverts par des dalles dont les extrémités portent sur des corniches grossièrement épannelées en biseau. Au même niveau les bases des tours empattées sont pleines. À l'étage au-dessus, celui du passage, la tour de l'ouest enveloppe la salle F du XIVe siècle et utilise son archère prolongée C, comme il a été dit plus haut. Celle-ci, haute de 1m 50, large de 0m15, débouche sur le flanc gauche, à 0m 05 de l'angle formé par le collage du bâtiment de Jean II de Coëtmen. Une archère presque semblable (1 m 20 X 0 m 15) traverse le flanc droit de la tour de l'est G, malheureusement comblée par les décombres. Le mur de refend qui sépare la porte charretière du guichet se termine par deux pans dont l'un est décoré d'une tête plate. Le revers de l'ouvrage, qui s'écroule, ne permet pas d'en restituer la disposition. Une porte en arc brisé, aujourd'hui à demi enfouie dans le sol, donnait sur l'esplanade. Aux deux étages supérieurs,.correspond, dans chaque tour, une salle quadrangulaire éclairée dans l'axe et au sud par une fenêtre grillée à linteau dont l'embrasure, voûtée en berceau plus ou moins surbaissé, est garnie d'un seul banc; fenêtre analogue à celles du donjon, des tours nord et nord-ouest et de la salle basse de la tour d'angle. Des salles du premier étage, et dans chaque angle, on perça, comme dans les tours du front nord-est, une canonnière ébrasée plongeant vers le talus de la porte. Au même étage, des latrines qui pouvaient servir de bretèche surplombent le pan coupé du flanc est, dont la rentrée fait, avec-la courtine Q, un angle très aigu.

 

Tour nord-ouest-

 

La tour du nord-ouest (diamètre 10m80) ressemble à sa voisine la tour du nord. Mêmes commandement, appareil, empattement, corbeaux de mâchicoulis et type de percements. Mais l'étage inférieur étant embrasures surbaissées éclairent au nord les salles à cinq pans. Le revers s'est écroulé.

 

Courtine du nord.

 

La courtine du nord, qui relie la tour du nord-ouest à la tour du nord, a été refaite. En effet, elle bute sur le parement de ces deux tours, emboîte les latrines de la tour du nord, et contraste d'ailleurs, par sa construction en blocage, avec l'appareil voisin. Toutefois, le profil et le niveau des corbeaux de mâchicoulis est le même. La refaçon est certaine, mais peut-être pas très tardive. La courtine qu'elle remplaça devait être un peu plus éloignée du donjon. En effet, la pile sur laquelle s'abaissaient le pont-levis du donjon et celui de la courtine n'est distante de celle-ci que de 1 m 40, portée qui ne correspond guère à un support de plus de 2 mètres d'épaisseur. Une baie en tiers-point, sous un dallage grossier, la traverse aujourd'hui, et du bâtiment d'habitation qui s'y adossait, il ne reste qu'un jambage de cheminée suspendu à son revers 

 

Extrait de  - Le château de Tonquedec : notices archéologiques 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 06:27

Le château du XIVe siècle.

 

 

Du château qui fut rasé en 1395, il ne semble rien subsister qui ne soit recouvert par celui que Rolland III de Coëtmen construisit au commencement du XVe siècle. Mais la tour semi-circulaire F qui flanque à gauche la porte C enveloppe les restes d'une autre tour de même forme, dont le rayon mesurait 4 m 30 environ et l'épaisseur des murs 2m20, et qui remonte à cette époque. Le plan de la salle intérieure à l'étage de la porte, aujourd'hui seule conservée, le prouve avec évidence: l'hémicycle, qui terminait une partie droite voûtée en berceau surbaissé, était éclairé au sud et dans l'axe par une archère b aujourd'hui bouchée par plus de quatre mètres de maçonnerie, à l'ouest par une autre archère c que l'on utilisa au XVe siècle au moyen d'une simple lumière, de même hauteur et de 0m15 de largeur, pratiquée sur 1 m 95 dans son prolongement au travers du nouveau rempart. Les défenses basses avaient cessé d'être usitées bien avant le commencement du XVe siècle. De plus, le tracé périmétrique de cette tour, dont on connaît le centre qui correspond à celui de la salle supposée concentrique et deux points au sommet des deux archères, conduit à découvrir son parement appareillé, très visible au point a, sur lequel s'appuie le flanc gauche intérieur de la porte charretière. Les assises, d'une hauteur moyenne de 0 m 25, sont parfaitement dressées sur des lits de mortier assez minces. Malheureusement l'écroulement du revers de l'ouvrage enveloppant a entraîné la ruine du revers de la lotir enveloppée et ne permet pas de voir si elle flanquait elle-même une porte antérieure. La voûte en blocage de la salle basse est aujourd'hui écroulée en arrière d'un arc-doubleau d dont le profil est un épannelage carré aux arêtes inférieures abattues. Une porte e amortie par un linteau conduisait, au XVe siècle, de la salle au passage. Le sol, terrassé, ne paraît pas recouvrir de caves. L'état actuel de la tour droite G de la porte fortifiée, symétrique de la précédente, mais comblée par les éboulements, nous prive d'y chercher d'autres restes du château du XIVe siècle. Il est possible que des fouilles bien conduites mettent au jour d'autres témoins des constructions primitives qui, peut-être, influèrent sur le nouveau plan.

 

 

Le château de Rolland III de Coëtmen.

 

En démontrant que Rolland III de Coëtmen reçut le 22 novembre 1406 trois mille livres d'indemnité à cause de la démolition de Tonquédec, M. de La Borderie supposait qu'il se préparait à le reconstruire. L'archéologie justifie son hypothèse, mais il attribuait à cette époque toute la deuxième enceinte : c'est une erreur. Sans compter les ruines antérieures que nous venons de voir noyées dans les fortifications nouvelles, on peut distinguer au moins trois campagnes de construction. La première, comprenant le donjon D, le front nord-est avec ses tours de flanqueraient I et K, la forte tour d'angle E, la porte fortifiée G C F et enfin la tour du nord-ouest L, a pour caractères constants l'appareil, les bases pleines et empattées, l'absence de percements dans les étages inférieurs, sauf sur les flancs de la porte, et leur sobriété relative dans les étages supérieurs sous la ligne continue des mâchicoulis, car les courtines sont flanquées par des tours qui ne les commandent pas, la tour d'angle et le donjon exceptés. C'est cette campagne qui suivit l'indemnité de 1406, La refaçon de la courtine du nord qui relie les tours K et L en s'appuyant sur leurs parements, prouvée par les latrines de la tour K qu'elle recouvre en partie, peut en constituer une seconde. Des mâchicoulis absolument semblables à ceux de la première la couronnent, mais le blocage a remplacé l'appareil. Le bâtiment d'habitation qui s'y adossait est aujourd'hui complètement ruiné et il n'est pas facile de le dater avec précision. La troisième campagne, au contraire, qui comprend tout le front ouest M N 0 P, nettement caractérisée par l'absence de défenses supérieures et la réapparition des défenses inférieures, leur disposition pour de petites armes à feu, les larges percements, la beauté de l'appareil et l'amélioration des aménagements, est postérieure aux perfectionnements de l'artillerie el doil être attribuée à Jean II de Coëtmen. On sait qu'il entreprit en 1473 de fortifier Tonquédec et nous verrons d'ailleurs qu'une partie de la première enceinte fut aussi son oeuvre.

 

 

Plan.

 

Ainsi, du château de Rolland III, il nous manque la face occidentale. Mais les pentes abruptes qui la bordent en commandent le plan. Comme aujourd'hui, déduction faite de la première enceinte qui n'existait pas, Tonquédec affectait donc, au commencement du XVe siècle, la forme d'un trapèze dont la petite base faisait face au nord, la grande au sud, les côtés à l'est et à l'ouest. Le front nord, modifié par la suite, mesurait entre les tours une quinzaine de mètres, le front nord-est une trentaine, el le front sud, probablement un peu moins. Un donjon D, absolument isolé, car les courtines basses qui le relient actuellement aux tours L et K datent du XVI siècle, s'élevait au nord des tours L et K, en dehors de l'enceinte, au sommet de l'éperon qui sépare les deux vallées. Le pont-levis qui le faisait communiquer avec la place venait, en se baissant, reposer sur une pile de maçonnerie élevée au milieu du fossé. Celle-ci recevait également le pont-levis de la courtine opposée qui en était probablement plus éloignée que la courtine actuelle. Selon la coutume, la tour d'angle E, à l'est, était particulièrement forte pour commander le plateau. Elle pouvait même servir de réduit, étant séparée de l'enceinte par un fossé que fermaient aux deux extrémités les tronçons de courtines H et Q, et sur lequel on jetait un pont-levis. La porte, entre ses deux tours, occupait le milieu du front sud G C F. Enfin, le côté de l'ouest, rebâti à la fin du XVe siècle, nous demeure inconnu. Appareil et marques de tâcherons. Le château de Rolland III est construit on granit, l'extérieur est appareillé par lits d'assises dont la hauteur varie entre 01 m 20 et 0m 40. La longueur des pierres, dont la moyenne est d'environ 0 m60, atteint rarement 0m 90. Des lamelles de pierre, généralement de schiste ardoisier, sont noyées dans le mortier entre chaque assise. Ce mode de construction ne fut donc pas absolument abandonné dès le XIIIe siècle, comme l'a dit Viollet-le-Duc, ni même au XIVe siècle, comme l'a répété M. Choisy. Les parements intérieurs sont en blocage, sauf quelques chaînes, jambages de portes, embrasures, parois de passages, etc.

 

 

Extrait de  - Le château de Tonquedec : notices archéologiques 

 

 

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 13:50

Sur la rive droite du Léguer, à deux bonnes lieues au sud et en amont de la ville de Lannion et, suivant la règle, au sommet de l'éperon formé par un petit affluent, le château de Tonquédec domine de ses belles ruines un site magnifique. Son plan rappelle plutôt celui de Coucy, mais on l'a souvent appelé le Pierrefonds de la Bretagne, peut-être parce que les deux constructions sont sensiblement et en partie contemporaines. En fait, il compte parmi les plus beaux témoins de la féodalité bretonne. Nous ne savons rien de la fondation de Tonquédec.

 

 

On avait voulu voir dans ce nom l'indication d'une origine militaire (traon, vallée, gnedec, garde), mais M.Loth démontre que cette étymologie est impossible et, qu'il n'y a là qu'un nom d'homme devenu nom de lieu. Il n'a pas été signalé dans les textes avant le XIIIe siècle. Alain, vicomte de Tonquédec, paraît, en 1231, dans une donation de son père, Goslin, à l'abbaye de Beauport. Il était du sang des ducs de Bretagne, de la maison de Rennes, et juveigneur de cette célèbre branche de Penthièvre dont la puissance venait d'être abattue en la personne d'Henri d'Avaugour son cousin germain. On sait que ce malheureux prince, fiancé d'abord à l'héritière du duché, s'étant ensuite vu ravir, par le Capétien Pierre Mauclerc, la couronne et sa future épouse, était alors dépouillé de ses propres biens et réduit au Goëlo. Tonquédec, sous la châtellenie de Lannion, n'appartenait pas à ce comté, comme la seigneurie de Coëtmen, dont Alain est qualifié vicomte à partir de 1257.

 

 

Se fondant sur ce fait el sur une enquête par témoins de la fin du XVe siècle, les historiens bretons ont admis, malgré le silence des chartes, que le père d'Alain, Geslin, avait reçu Coëtmen, en apanage, d'Henri d'Avaugour, son neveu et chef de maison, tandis qu'il aurait acquis par alliance le fief éloigné de Tonquédec. Alain, qui fut, en effet, vicomte de Tonquédec du vivant de son père, aurait hérité de Coëtihen à la mort de celui-ci. Quoi qu'il en soit, le rameau dont Alain fut la tige et qui, pendant près de trois siècles, donnera ses seigneurs au château de Tonquédec, porte dans l'histoire le nom de Coëtmen. C'est même dans l'établissement de leur chronologie une cause fréquente d'incertitude, les deux fiefs n'ayant pas été constamment réunis sur la même tête. Rolland, Prigent, Gui, Rolland II nous conduisent à Rolland III qui, tenant pour Clisson contre le duc de Bretagne, Jean IV, se vit prendre son château de Tonquédec par Alain du Perrier, maréchal de Bretagne, et « démolir et abattre ledit chastel » par ordre du duc de Bretagne, en 1395. C'est de cette place forte que j'ai retrouvé quelques restes sous les parements des constructions qui s'élevèrent au siècle suivant, mais je n'ai pu en découvrir les origines. Le traité d'Aucfer (19 oct. 1395), qui mit fin aux hostilités el ramena pour jamais Rolland III à son prince, stipulait spécialement: « le dit comte de Penthèvre obéira, nonobstant la démolition el abatue du chastel de Tonquédeuc, el sans ce que le dit comte en face jamais demande au dit Duc, ne à autre à cause de luy. Et aussi fera le sire de Cliczon. » Par cette clause, le vainqueur parait aux demandes d'indemnités futures. Pendant la minorité de Jean V, Rolland n'en obtint pas moins du duc de Bourgogne, tuteur du jeune duc, qui, lui-même, faisait réparer ses forteresses de Bretagne, trois mille livres « par cause de la démolicion de son chastel de Tronquédec » (22 nov. 1406). Rolland III dut entreprendre dès cette époque la reconstruction du château qui dura sans doute plusieurs années, et donf le plan comprenait une seule enceinte avec forte tour d'angle commandant le plateau et donjon extérieur à la pointe de l'éperon. Contrairement à l'opinion de M. de La Borderie, l'oeuvre de Rolland III ne nous est pas parvenue entière, le front ouest, comme je le prouverai, ayant fait place vers 1474, sous.le vicomte Jean II, au beau corps de logis qui borde aujourd'hui la vallée du Léguer. Ollivier el Rolland IV relient, Rolland III à ce second constructeur du château actuel, Jean II, qui profita de la trêve consécutive à la coalition féodale de 1472, pour mettre les défenses en état de répondre aux progrès de l'artillerie et le palais seigneurial au goût du jour. Par tout le duché, en ces temps relativement paisibles, les ingénieurs militaires donnaient l'exemple : à Josselin, Quinlin, Montauban, au Tiercent, à Ancenis, Kerouzéré (1458-59), à Malestroit (1453), à Rieux, Dinan, Clisson (1459) el ailleurs, à Nantes même, où Jean, membre du Conseil et chambellan du duc avait pu voir s'élever le célèbre « Grand Logis» (1465). Plus récemment encore, il avait reçu mandement d'examiner les réparations notoires à faire à la ville de Dol (1472). A son tour, il demanda el obtint, le 19 novembre 1473, l'octroi « d'un debvoir de billot au XXe sur les vins et autres bevaiges vendus et détaillez en la chatellenie et seigneurie de Toncquedec jusques au temps de trois anscommançant au Ier jour de janvier prochain venant pour en estre les deniers emploiez à la fortification et emparement de ladite place de Toncquedec et non ailleurs. » C'est alors, sans doute, qu'il fil construire, dans un bel appareil très caractéristique, sur le front occidental du château de Rolland III, le bâtiment d'habitation dont les larges baies s'ouvrent sur la vallée, avec la tour qui le termine au sud, el commencer une enceinte extérieure, basse, flanquée de tours, bordée de fossés, et destinée au tir rasant de l'artillerie. Mais cette enceinte, élevée seulement sur une fraction de son périmètre et la moitié de sa hauteur, ne fut pas terminée, comme le prouve aujourd'hui l'absence de remplois dans les parties postérieures construites en blocage. Jean II, ayant perdu son fils Louis, fut le dernier vicomte de Tonquédec du nom de Coëtmen. Il mourut en 1496, et Gilette, sa fille, porta le château à Jean VI d'Acigné, riche seigneur que ses biens de Haute-Bretagne détournèrent de Tonquédec. Son petit-fils, Jean Vlll, finit par le vendre vers 1573.

 

 Extrait de  - Le château de Tonquedec : notices archéologiques 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 18:00

 

 

 

 

 

 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:54

Memoire de René, sire de Rieux prince de la Maison de Bretagne, marquis d'Ouessant, Présenté au Roy la Généalogie de íà Maison. 1710

 

La Maison de Rieux tire son origine des anciens Roys de Bretagne dont elle descend en ligne directe, par une suite non interrompue où sans aucun changement de nom. Cela se prouve par les mesmes preuves de Cordon-bleu dans lesquelles un des faits mis en preuve est que la Maison de Rieux vient de Herec Comte de Vannes, second fils d'Audran quatrième Roy de Bretagne, ce qui ayant esté reçû par Henry le Grand il plus de cent ans, ne doit plus faire de difficulté. il se prouve encore par un acte du mois de Septembre 1574. par lequel Henry III. du nom dit que ceux de cette Maison sont issus des premiers de Bretagne. Et encore par un autre acte du 18. Decembre 1487, par lequel le Duc François second reconnoist la proximité de lignage dont l'atteint son cousin de Rieux, les termes les expressions de cet acte sont remarquables font voir la distinction dont estoient Messieurs de Rieux.. Il se prouve aussi par les Historiens tant anciens que modernes d'Aubigné Mezeray Varillas &c. reconnoissent tous cette verité le pere Lobineau mesme quelque peu favorable qu'il soit à cette Maison n'a pas laissé d'establir deux faits qui ne lais.sent gueres lieu d'en douter. Le premier au commencement de son Histoire où il dit, que le Chasteau de Rieux estoit la demeure des premiers Roys de Bretagne d'où il suit naturellement que c'est un appanage donné leurs enfans qui en ont toujours depuis porte le nom. Le second la fin du neuviéme siécle temps auquel il fixe l'Epoque des grandes maisons où il asseure qu'en ce temps-la Messieurs de Rieux tenoient une assez grosse Cour, ce qui ne se dit gueres d'une Maison particuliere. Enfin cela se prouve par les Chroniques de leur Maison redigées il cent ans dont l'original est vénerable pour son antiquité en voicy un extrait.

 

Conan Meriadec

premier Roy de Bretagne.

 

 

Gradlon son frère second Roy mourut en 402

& fut enterré à Landevenec.

 

Salomon fut le troisième Roy

il mourut en 412.

 

Audran, quatrième

Roy mourut en 422.

iì eût trois Fils-

 

1° Budic   qui conlinua la branche Royale.

 

2°  Herec Comte de Vanne, second Fils d'Audran, mourut en 446 & eut deux fils  

 

3°  Guicquel, troisième Fils d'Audran, fit la branche de Monfort suivant la Chronique.

 

Enfans de Herec Comte de Vanne

 

Cadval l'aisnè, Comte de Vannes -

 

 

I

 

Salomon second Fils de Herec, prit le nom de Rieux son appanage, il mourut en 491. Il épousa Clotilde fille de Loch de Londres

 

II

 

Audran son fils, mourut en 519.Il épousa Alix de Leon

 

III

 

Raoul de Rieux mourut en 546. Il épousa Agnes, sœur de Conobert, Comtes de Nantes

 

IV

 

Exnoc de Rieux mourut en 564. Il épousa Bérengère de Treguier

 

V

 

Raoul II. de Rieux mourut en 598. Il épousa Messandre, sœur de Guerec, Comte de Vannes

 

VI

 

Amauri de Rieux mourut en 616. & fut enterré à Rieux. Il épousa Berthe de Cornouaille

VII

 

Jourdain de Rieux mourut en 611. Il épousa Anonine fille de Judicaèl, Prince de la Grande Bretagne.

 

VIII

 

Fabien de Rieux mourut en 651. Il épousa Judic nièce du Roy de la Grande Bretagne.

 

IX

 

Eustache de Rieux mourut en 671. Il épousa Clotiíde d'Anjou tante de Foulques le bon Duc d'Anjou.

 

X

 

Juhel de Rieux mourut à Rieux le 9. Janvier 695. Il épousa Alix d'Est

 

XI

 

Hervé de Rieux mourut en 717. Il épousa Marguerite de Chartres.

 

 

XII

 

Eustache II. de Rieux .mourut en 745. Il épousa Judic de Lusignan.

 

XIII

 

Amauri II. de Rieux mourut en 765. Il épousa Jeanne, nièce du Comte de Boulogne

 

XIV

 

Salomon II de Rieux mourut à la bataille de Roncevaux en 812. Epouse méconnue

 

XV

 

Hugues de Rieux mourut en 841. Il épousa Avoise, fille d'Alienor soeur de Noëmene

 

XVI

 

Hector de Rieux mourut en 863. Il épousa Mathurine de Marthe

 

XVII

 

Hencard de Rieux fonda le Prieuré de Rieux, il mourut en 889. Il épousa Judic de Rostrenan.

 

XVIII

 

Raoul III. de Rieux, tué à la guerre des Normans en 906. ll épousa la fille d'Alain, Comte de Dol.

 

XIX

 

Hugues II.de Rieux mourut en 911. ll épousa Peronelle du Maine.

 

XX

 

Hervé II. de Rieux mourut en 941. ll épousa Alienor, seconde fille du Comte de Toulouse

 

XXI

 

Hector II. de Rieux mourut en 965. ll épousa Judic d'Aquitaine.

 

XXII

 

Robert de Rieux mourut en 999. ll épousa Batilde de Saxe-Anjou.

 

XXIII

 

Jean de Rieux mourut en 1040. ll épousa Judic d'Ancenis.

 

XXIV

 

Alain de Rieux mourut en 1071. ll épousa Maurice de Touteville

 

XXV

 

Josselin de Rieux mourut en 1099. ll épousa Anselme de Frise

 

XXVI

 

Amauri llI. De Rieux mourut en.1112. ll épousa Avoise Fille d'Alain Cagnart, Comte de Cornouailles.

 

XXVII

 

Michel de Rieux mourut en 1145. ll épousa Berthe de Dol.

 

XXVIII

 

Eustache III. de Rieux. mourut en 1177. ll épousa Alienor de Montfort.

 

XXIX

 

Roland de Rieux mourut en 1205. ll épousa Marguerite de Luxembourg.

 

XXX

 

Alain II. de Rieux mourut en 1125. ll épousa Berthe de Leon.

 

XXXI

 

Gilles de Rieux mourut en 1255. ll épousa Marguerite d'Amboise.

 

XXXII

 

Raoul IV. de Rieux mourut en 1296. ll épousa Nicole le Boeuf de Chasteaubriant.

 

XXXIII

 

Guillaume de Rieux fonda les Cordeliers de Nantes & mourut en Espagne en 1310. ll épousa Louise de Machecou.

 

 

XXXIV

 

Jean II. de Rieux fonda la Trinité de Rieux, il mourut à la bataille d'Auray en 1364. ll épousa Isabeau de Clisson soeur du Connestable. ;

 

XXXV

 

Jean III. de Rieux mourut en 1417. ll épousa Jeanne de Rochefort.

 

XXXVI

 

Jean IV. de Rieux fonda les Cordeliers d'Ancenis, & mourut en 1431. ll épousa Jeanne d'Harcourt

 

XXXVII

 

François de Rieux mourut en 1458.  ll épousa Jeanne de Rohan

 

XXXVIII

 

Jean VI. de Rieux.  ll épousa Isabeau de Bretagne. (trois enfants)

 

1° Claude de Rieux

 

2° François de Rieux-Asserac

 

3° Jean VII de Rieux mort en 1562

 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 04:13

 

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