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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 04:18

 

 

Paysage Breton par Jean Baptiste Camille Corot

tableau peint vers 1840-1850, l'entrée de la chapelle Sainte-Suzanne 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 19:36

Pour évoquer l'émergence de la cite de Concarneau, on évoque ce roi mythique arrivé d'Outre Manche et connu sous le nom de Conan Mériadec. Selon Geoffroy de Monmouth, le dit Conan aurait accompagné son parent le Gouverneur de l'Île de Bretagne, un dénommé Magnus Maximus, quand celui ci déploya sur la Gaule, une légion composée exclusivement de Bretons, ceci afin d'être associé au pouvoir romain, ce qu'il obtint l'an 384 Dans son Histoire de la Petite-Bretagne ou Bretagne Armoricaine, François Manet considère que Conan mourut en 421 après un règne de onze ans comme Monarque et un séjour de trente-huit ans dans la contrée. Il fut enterré à Occismor, dit depuis Saint-Pol-de-Léon où l'on prétend qu'on voyait encore son tombeau dans l'avant-dernier siècle avec cette inscription: Hic jacet Conanus Britonum Rex (ci-gît Conan, Roi des Bretons). Il avait épousé en secondes noces Darerera dernière sœur de saint Patrice, dont il eut 17 garçons et filles, presque tous honorés comme saints dans l'église d'Hybernie. C'est à Cunkar ou Congar l'un d'entr'eux que M. Taslé rapporte la fondation de Concarneau.

 

 

C'est cependant à travers le Cartulaire de Landevennec vers la moitié du XIe siècle qu'il est fait mention de l'îlot rocheux, et ledit Cartulaire mentionne comment le souverain de Cornouaille, Gradlon donna à Saint-Guénolé cinq maisons. Le seul prieuré que l'abbaye de Landévennec ait eu en cette paroisse est celui de Conc, et notre auteur de poursuivre : Conq-Kerné, ou Conkernos, et par corruption Concarneau, Conquerneau, ou Con-Kerneau. Cette petite place forte est bâtie sur un îlot rocailleux, à l'entrée d'un havre profond... A mer basse, on peut en approcher du côté de l'Ouest. On s'y rend au moyen d'un bac, en traversant le chenal de l'Est. Elle ne renferme que 200 toises dans toute sa longueur, sous une forme tout-à-fait irrégulière, et ne compte que 1843 habitants, compris ceux de ses faubourgs. Elle n'a véritablement que trois rues, formées par deux grandes rangées de mat ions; et lors dos fortes marées, il quelquefois jusqu'à trois pieds d'eau dans la rue principale. Son mur d'enceinte est en pierres de taille très-épais et flanqué de grosses tours, qui devaient en faire une bonne pièce de défense avant l'usage du canon. Il n'a qu'une seule porte, avec fossé et pont-levis, Au dehors de ce rempart, sont les faubourgs, et plusieurs villages qui couvrent toute l'anse. Son château passe pour avoir été construit par la reine Anne. Le port est très-beau et tient la place par une jetée en pierres, laquelle il une entrée pour les barques et les vaisseaux. Le mouillage en est bon mais difficile pour les navigateurs étrangers qui ne connaissent pas les roches de Pcnro, dont la Roche-Plate est la plus dangereuse. Ce port peut contenir 3oo barques et quelques bâtiments de 600 tonneaux. Les. navires sont fort l'abri de la tempête, cause des montagnes, environnantes qui le dominent: mais les frégates ne pourraient mouiller qu'au-dessus desdites roches de Penro. Concarneau n'a point de fontaines et n'a qu'une seule paroisse, qui était autrefois trêve de celle de Beuzec-Conq. On voyait jadis deux églises réputées paroissiales : savoir, Notre-Dame-du-Portail et Saint-Guignolé (prieuré dépendant de l'abbaye de Landevenech). La. maîtresse vitre surtout de la première est remarquable par la légèreté et la multiplicité de ses ornements. Cette ville, dès l'an 1373, était bien défendue; et elle soutenu plusieurs sièges. Elle a spécialement joué un certain rôle durant les troubles de la Ligue, dont elle était un des postes de sûreté. Elle était aussi en ce temps-là la quatrième place forte de la Bretagne. A l'époque de la Révolution, sa juridiction était assez étendue. Elle avait alors un gouvernement, un siège royal, une subdélégation, une poste aux lettres et aux chevaux, un hôpital, un marché par semaine, un petit arsenal le droit de députer aux Etats, etc. La pêche en est la principale ressource.

 

 

Manifestement, dès le XIIe siècle Concarneau disposait d'une défense, mais c'est cependant sous le duc Pierre II au cours du XVe siècle que les remparts de la cité furent réaménagés. En 1576, Jean de Baud, seigneur de la Vigne, et Kermassonnet, son beau-frère, s'emparèrent en pleine paix de Concarneau et ils s'y fortifièrent, comptant sur les secours demandés par eux aux protestants de la Roche!le. Sans perdre un moment, Guillaume de Coetanezre rassembla une troupe dont il prit le commandement, et il reprit Concarneau. 

 

 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:39

 

 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 05:52

 

 

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 19:07

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:16

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:23

 

 

 

 

Le « Marnot » c'était la pipette, au tuyau rogné, et qu'on fumait l'envers, pour faciliter le tirage, car on l'emplissait de tabac carotte, de tabac à chiquer, haché menu dans le creux de la main, et lié avec de la salive.  Les bureaux de tabac s'alimentaient à la Prénessaye, au bourg perdu entre des ressauts de collines, dans les environs de Loudéac. Pierre Gaspaillard, un des p'tits gars du pays, né à la chute du second Empire lança la mode en fabriquant ses marnots tout en entretenant sa terre. Mais pourquoi marnot, parce que cette dénomination s'appliquait exclusivement aux pipes fabriquées non avec du kaolin, mais avec de la marne, de la tangue des fonds de baie. La production de la Prénessaye est devenue spécifiquement locale. de pipes. Du « Zouzon à Napoléon III. » la dynastie artisanale des Gapaillard reste fidèle à ses principes On redoute souvent, quand on a l'esprit ombrageux, de servir de tête de Turc. Et pourtant les personnages célèbres ne doivent-ils pas s'attendre, en même temps qu'ils entrent dans la gloire, et qu'on les statufie dans des Panthéons ou sur des places publiques, à servir de têtes de pipe ?

 

 

Napoléon Ier, Thiers, Gambetta y sont passées. Et même l'humble zouzou, le fameux zouave turban et à guêtres hautes, qu'on a immortalisé au pont de l'Alma. C'était au temps où l'on fumait encore des pipes en terre, où tulotter une Gambter ou un Jacob, demandait autant d'acharnement dans la recherche de la volupté, que les raffinements esthétiques d'un Baudelaire ou d'un Thomas de Quincey. Le souci du confort nous a rendus plus exigeants nous mettons le prix dans une racine de bruyère, une écume, ou un bols de violette. La gloire des fabricants de pipes en terre ne s'eteignait pas, pour autant, dissipée, et il est des bourgs de Bretagne, où l'on fume encore le Marnot. Extrait d'un article de Ouest éclair en date de l'année 1941

 

 

 

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 15:20

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 14:49

 

 

 

On n'a pas oublié la lettre de notre collègue M. F. Verger de Nantes sur les ruines du château de Machecoul qu'elle contenait qu'on nous permette d'ajouter les suivants, dus la même plume; Le vandalisme, le marteau la main va démolissant tout ce qui nous reste de monuments historiques. N'est-ce donc pas assez de la guerre civile, de la guerre étrangère, de la foudre, des incendies accidentels, et du temps, ce grand destructeur de toutes choses? Faut-il encore que les hommes ajoutent, de sang-froid tous ces fléaux. Le département de la Loire-Inférieure théâtre et victime de la plus affreuse guerre civile des temps modernes qui vu comme le reste de la Vendée faire des coupes réglées de maisons, de chaumières et de châteaux va encore se voir privé des ruines du château de Machecoul. On besoin do pierres pour les chemins vicinaux lesquels il faut en convenir, sont dans un état affreux Or il n'y pas de pierres dans la plaine de Machecoul et le château inutile et inhabitable, en offre un mine abondante. On s'est décidé puiser. La commune n'est pas riche et elle doit user de toutes ses ressources pour répondre au besoin pressant des communications nous convenons de tout cela et nous n'accusons pas les autorités de Machecoul mais on nous permettra de gémir sur la disparition complète de cette antique forteresse laquelle se rattache- une foule de souvenirs qui ne sont pas sans intérêt pour le pays. En faisant Ici un vœu peur que l'on conserve ee qui reste de ce monument, nous émettrons en même temps une opinion qui, si elle était suivie, tendrait au moins conserver le souvenir des édifices qui doivent disparaître du sol. Nous voudrions qu'il fût or donné toutes les communes de France de ne pas démolir un monument publie, quelle que fût son importance sens avoir préalablement fait prendre le plan géométral et le dessin des façades principales de ce monument. Des copies seraient envoyées au chef-lieu. Il serait bien encore d'en faire prendre un plan en relief. Ces documents seraient précieux pour les écrivains qui s'occupent de l'histoire locale. Suivant Ogée la fondation de Machecoul remonte vers l'année 843. Lambert, comte de Nantes, fît don du pays d'Herbauge son neveu. Machecoul s'appelait autrefois Sainte-Croix. L'auteur Cité ne dit pas quelle époque eut lieu le changement de nom mais il parait que ce fut vers le onzième siècle. On croit que ce fut Bernard de Machecoul qui fit commencer le canal qui va de cette ville au pont de la Roche. Il serait facile, ajoute Ogée de réunir ce canal la rivière du Tenu et de communiquer ainsi la Loire par lac de Grand-Lieu ce qui serait très utile au commerce de Machecoul. Nous voyons au treizième siècle Jehanne de Machecoul surnommée la Folle, et dés héritée pour avoir épousée un jeune seigneur qui n'était encore que varlet servi en Jehan de Machecoul, tué au siège de la Roche-Derrien en 1347. Briand seigneur de Machecoul, était conseiller de Philippe VI, en 1348. Jehan IV duc de Bretagne étant devenu possesseur de cette terre fut obligé comme baron de Retz de venir l'installation solennelle de Jean de Montrelais, nommé évêque de Nantes. Voici la lettre curieuse de ce prélat au duc qui nous été conservée par dom Morice Semonce faite au duc par l'évêque de Nantes d'assister son entrée comme baron de Rais, Jehan, par la grâce de Dieu et du Saint-Siége de Rome, évesque de Nantes, nostre très cher et amé fils en Dieu et féal très puissant et très redoutté prince Jehan duc de Bretaigne comte de Montfort et de Richemont et sire de Raix en notre diocèse salut et dilection en Dieu. Nous vous faisons savoir, comme sire et baron de Rays et intimons par restes nos présentes lettres, que, l'aide et ordonnance de Dieu, nostre créateur et sauveur, nous entendons cest jour de mardi prochein emprez Pasques flories prochement, venant faire nostre entrée et estre receus en nostre église de Nantes solempncment, selon l'ordonnance ancienne et comme nos prédécesseurs l'ont fait au temps passé. Si vous requérons, que, comme sire et baron de Raiz la dite journée vous venez et soyez Nantes personnellement pour faire le.deu en quoi vous estes tenu nostre dite église et nous, cause et par raison de votre dite seigneurie et baronnie de Raiz: tant en nous portant en nostre dite église que autrement, selon que vos prédécesseurs, appelé Bernard.seigneurs de Baitz, l'ont fait au temps passé en prenant tel droit comme vous appartient en ce faisant et est accoustumé. Donné soubz notro grand sceel le vingt-neuvième jour dou mois de mars l'an mil trois cent quatre-vingt-trois .

 

 

Gui de Laval dit Brumor ou Brémor, seigneur de Retz rendit de grands services la France en combattant vaillamment les Anglais et les Navarrais. Gilles de Laval eut cette baronnie de son père vers 1420. Il était doyen des barons de Bretagne. Il fut fait conseiller et chambellan du roi et enfin maréchal de France en 1429. Il assistait au couronnement de Charles VII, en 1431. Jusque la, il ne s'était fait con naître que par de belles actions et ses vertus. Il acquit bientôt après une affreuse célébrité par ses erreurs ses prodigalités et ses crimes. Ils se terminèrent par son supplice en t440. 11 fut étranglé et son corps livré aux flammes dans la prairie de Biesse Nantes. Il paraît qu'avant la destruction du château on voyait le sabre de Gilles de Reti qui était d'une dimension extraordinaire. En 1473, Louis XI prit le château et la ville de Machecoul. André de Laval seigneur de Retz et de Loheac fut amiral de France en 1437. Claude Annebaud est un des plus illustres seignears de Retz. Il se distingua au siège de Mézières, défendu par Bayard. Après avoir été fait prisonnier la funeste bataille de Pavie, il défendit Turin, et prit plusieurs places importantes en Piémont. Vers 1636, il se couvrit de gloire en portant du secours Thérouane. Il fut de nouveau fait prisonnier en 1587. Dès qu'il fut libre il se rendit maître de Saint-Pol ce qui lui valut le bâton de maréchal de France et le gouvernement du Piémont. Il fut ambassadeur Venise en 1545. Il gagna trois batailles navales sur les Anglais et fut nommé amiral. Il traita de la paix entre l'Angleterre, l'Empire et la France, et mourut premier ministre en 1552. Jean d'Annebaud baron de Retz se distingua la guerre il fut tué [au combat de Dreux en 1562. Cette baronnie passa dans la famille de Gondi par le fait d'alliance. Albert de Gondi fut fait maréchal de France en 1565, et ambassadeur en Angleterre en 1566. Le roi Henri III le nomma gouverneur de la province de Metz et de Nantes et généralissime des armées de France. Cette baronnie fut érigée en duché-pairie en 1581. Au mois d'août 1588, Henri, roi de Navarre, assiégea le château et la ville de Machecoul, mais ils furent si bien défendus, malgré l'artillerie nombreuse des assiégeants, que ceux-ci furent obligés de lever le siège. Le maréchal de Gondi qui était gouverneur de Nantes avait sur tous les bouchers de cette ville un droit fort singulier. Le jour du mardi-gras chaque bouclier devait lui donner un denier; et, s'il ne le donnait pas au moment qu'un des officiers du maréchal lui pré sentait une aiguille cet officier pouvait piquer de son aiguille le premier morceau de viande qui lui plaisait et l'emporter. Charles de Gondi, fils du précédent, amiral de Bretagne, fut tué au Mont-Saint-Michel. Environ l'an 1603, dit Ogée, que nous continuons de copier, les habitants de Machecoul firent naître entre eux un statut qui portait que quiconque entendrait jurer le saint nom de Dieu donnerait un soufflet au coupable sans que celui-ci eût le droit de s'en plaindre. Ce règlement causa plusieurs querelles fâcheuses qui le firent abolir. Au milieu de tout ce monde on remarque le fameux cardinal de Retz si connu par ses intrigues, son esprit et son audace. Son histoire étant fort connue, nous ne nous arrê terons pas. Après son évasion du château de Nantes il se retira celui de Machecoul. Nous voyons ensuite Pierre de Gondi général des galères blessé au combat de l'île de Retz, en 1655. Par alliance, ce duché passa dans la maison de Villeroy. Ici les renseignements nous manquent. Nous savons seulement qu'à l'époque de la révolution, le château appartenait la famille de Céran. La maison d'habitation ou petit château fut détruit par un incendie dû au hasard en 1782. Le grand château fut brûlé l'époque de 93 Machecoul eu une célébrité malheureuse dans les guerres de la Vendée. La ville fut prise et reprise jusqu'à six fois par les deux partis; mais le château ne figure plus croyons-nous dans l'attaque et la défense. Il est entouré de larges douves revêtues de murs. Son diamètre est d'environ 60 mètres; sa circonférence en dedans des fossés, d'environ 180 mètres. Les murs ont mètres 30 centimètres d'épaisseur. Les vastes cheminées de l'intérieur étaient ornées de trèfles. On voit encore de grands caveaux voûtés solidement. Cinq grosses tours en for maient la défense principale. On remarque trois portes où étaient des ponts-levis et des herses. Bientôt il n'en restera plus rien. Ainsi s'effacent tous les témoins des hauts faits du moyen âge. Bientôt nous ne pourrons pas même nous rendre compte de l'espace où se passaient les actes de nos siècles [héroïques. L'œil et la toise n'auront plus rien mesurer. Nous concevons que tous les vieux monuments ne peuvent pas subsister. Au milieu de nos villes où nous voulons de larges rues et de vastes places il faut qu'ils tombent mais le château de Machecoul est isolé hors de la ville et ne gêne aucun passage. On pouvait conserver ses ruines. Le château de la Garnache éprouve un sort pareil. Ses débris vont combler des ornières et cependant la pierre n'est pas rare dans le pays. 

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:35

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