Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 15:16

Contrat de mariage entre Alain de Rohan et Marguerite de Bretagne, sœur de Jean V

 

 

Orig.scellé en cire rouge sur d. q. du sceau n° 3 et du contre-sceau n° 3 bis (Bib). de Nantes, f. Bizeu ; anc. Arch. de Rohan,Contrats de mariage, n° 29.-Copie (Bib). nat., ms. fr. 22640 anc. BI. Mx LXXIIId, fo 48). Imprimé en partie seulement (D. Mor. Pr. II.. 783-784).

 

« A Saint Jehan », 1407, 19 avril. « Jehan. A toux. salut. Comme nostre très cher et très ame cousin et feal Alain, viconte de Rohan et nostre rès chere et très amée cousine damme Beatriz de Cliçon sa compaigne, desiranz avoir amour et amience o nous plus parfaite par affinité, en continuant et multipliant les amours et agences qu'ilz et leurs predicesseurs ont eu avecques nous et les noz par consanguinité et autrement, Nous eussent requis et fait requerre et prier que nous voulseissons octrier et consantir que nostre très chère et très amée seur Marguarite de Bretagne feust conjoainte par mariage,au plaisir de Dieu et de sainte église, o Alain de Rohan, filz ainzne et hoir principal presumptif et actendent de nozd. cousin et cousine; et eussent nozd. cousin et cousine, au traitie dud. mariage, promis et octrié pluseurs choses qui seront declerecs plus à plain, Savoir faisons que nous, considerenz la affeccion et bonne votente que nozd. cousin et cousine ont a nous, et les amours et aliences que nozd. cousin et cousine et leurs predicesseurs ont eu et ont ovecques nous et les noz; Nous, de nostre partie desirant ycelle continuer et multiplier, et par ce, inclinez aud. octroy de mariage, avons voullu et octrié, voulions et octrions et promectons en bonne fay, que nostred. seur, au plaisir de Dieu et de sainte église, prandra par mariage led. Alain de Rohan, ainzne filz et hoir principal de nozd. cousin et cousine ; à laquelle nostred. seur nous avons donné et octrié, et par ces presentes donnons et octrions, par led. Mariage faisant, pour tout droit, porcion et advenant de heritaige et de meuble, qui lui peut competer et appartenir de la subcession de nostre très redouté seigneur et père feu Mgr le duc, que Dieu absoille, et aussi de la subcession, quant le cas y escherra, de nostre très redoutée damme et mère Madamme la royne d'Engteterre, ta terre de Guillac o ses appartenances et despendences ainsi dit et condicionné que, ou cas que nostred. seur decepderoit senz hoir de son corps, que Dieu ne vuille, lad. terre de Guillac o ses appartenances retournera ànous et à noz hoirs; et aussi en cas que elle sourvivroit sond. mary, elle aura et joira de lad. terre, pourveu que si lesd. Viconte et sa famme, a cause d'elle, monstroient et apparoissoient avoir droit par heritaige en lad. Terre de Guillac, appartenances et despandanccs, par la subcession du sire de Cliçon ou autrement deument, ilz et leurs hoirs joiront d'icelle terre et appartenances oud. cas; et possé que ne apparoistroient y avoir aucun droit par heritaige, comme dit est, ilz pourront avoir et recouvrer lad. terre par eschange, se avoir la veullent, en nous baillant, ou a elle ou à noz hoirs, rescompassacion par autant au grant et vallant en nostre arsible, en nostre duchie Et par tant, nozd. cousin et cousine ont promis faire et procurer que lourd, filz et nostred. Seur et les hoirs qui d'eulx ystront se tendront contens de lad. promesse, pour toute porcion et avenant, et plus ne demanderont ; et aussy nozd. cousin et cousine ont octrié, promis et graié en bonne fay que ted. Alain, leur filz et hoir principal presumptiff et actendent, comme dit est, prandra par mariage, au plaisir de Dieu et de sainte eglise, nostred. seur; et defait ont nozd. cousin et cousine, pour leur filz, promis et octrié !ed. mariage. Et, par led. trahie de mariage et en ce faisant, le ont herité et heritent et marient comme leur principal hoir presumptitf et actendent, en leurs terres et seignouries et droiz de heritaiges, saisines et possessions que tiennent appresent et qui leur puent et doivent escheoir et avenir, tant par la subcession du sire de Cliçon que autrement, tant en Bretaigne que ailleurs; et ont voullu et octrié qu'il ait pour provission, savoir est la tierce partie desd. heritaiges et subcession, pour laquelle tierce partie nozd. cousin et cousine ont baillé, baillent et assiest a lourd, filz, aud. mariage faisant et pour sa provission, les terres, seignories et heritaiges qui se enssuivent, savoir est : la seignorie et revenue du chastel et chastellennie de Cliçon, la seignorie et revenue du chastel et chastellennie de la Garnache, ou autres chasteaulx et chastellennies, un ou plusseurs, a la value, en leursd. terres. Et se il avenoit, que Dieu ne vuille, que led. filz decepderoit avant sesd. père et mère ou avant l'un d'eulx, et que nostred. seur sourvivroit, nozd. cousin et cousine ont voullu, promis et octrié que nostred. seur ait et joisse pour son droit de douaire et par douaire, son vivant, desd. chastelx et chastellennies, o leurs appartenances et revenues, ou autant vallant en leurs autres terres et heritaiges en Bretaigne. Et cestes choses et chascune avons promis et jure, nous de nostre partie, tenir et faire tenir à nostred. seur, selon la fourme que dit est, et le promectons et jurons, et en parolle de prince, senz jumès encontre venir et paraillement nozd. cousin et cousine, en ce que leur touche, le ont promis et juré en bonne fay et par le serment de leurs corps, ainsi le tenir et faire tenir à lourd, filz, senz jamès encontre venir; et nous en ont baillé leurs lettres. Item comme nostred. cousin soit adjourne et poursuy par noz procureurs, tant par nostre court et barre de Ploerme! que ailleurs, de ptusseurs accions personnelles et de meuble, que nostred. cousin dit n'estre pas de grant poys, et nous ayt supplié que le voulscissons meictre hors desd. adjournement et poursuite, et ii en donner quitance valable, Nous, pour amour de nostred. cousin et pour contemplacion dud. mariage, avons voullu que nostred. cousin deciere parliculierement les cas dont il est poursuy, et sur ce li en ferons benignement, par l'avis de nostre conseill, tant qu'il devra suffire.

Par le Duc. (Et sur le repli) Par le duc, de son commandement et en son conseil, ouquel l'evesque de Nantes, le president, messire Guy de Mouiac, Tritan de la Lande et les seneschalx de Broereuch et de PIoermel estoient. J. Mauleon. »

 

 


 

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires

Présentation

Recherche

Liens