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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 18:37

 

 

Charles de Blois et Jeanne de Penthièvre

 

 

I

 

 

Jeanne de Bretagne 1324-1384 ; surnommé la Boiteuse, comtesse de Penthièvre et de Goello, dame d'Avaugour, de Mayenne, de Laigle, etc. Elle était fille unique et héritière de Gui de Bretagne, comte de Penthièvre et de Guingamp (voir ducs de Bretagne au Xe & XVe siècle, page n° 15), et de Jeanne d'Avaugour, comtesse de Goello (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 9). Dès l'âge de 13 ans, cette princesse, après avoir été recherchée par Edouard, roi d'Angleterre, pour Jean, comte de Comouailles, son frère, avait été fiancée à Charles, comte d'Evreux, fils du roi de Navarre, qui n'en avait que trois. Une telle inégalité d'âge ayant été blâmée par les états de Bretagne et par les parents de la jeune comtesse, on demanda et on obtint du roi de Navarre la rupture des conventions. Elle fut accordée sous la condition que Charles de Blois compterait à ce prince, à titre d'indemnité, dix mille livres tournois payables en dix ans , et en outre une somme de vingt mille livres en deux ans, pour le cas où cette jeune princesse parviendrait au duché de Bretagne du vivant de Charles de Blois. Le roi Philippe de Valois, qui régla lui-même toutes ces conditions, s'en rendit garant par le traité de mariage. Charles de Blois 1312-1364, était le second fils de Guy de Chastillon, comte de Blois, et de Marguerite de Valois (sœur de Philippe de Valois -alias Philippe VI roi de France), fut marié par le roi Philippe de Valois, son oncle, par acte passé à Paris le 4 juin 1337.

 

 

Enfants :

 

 

II-a). Jean de Bretagne, Ier du nom, qui suit ;

 

 

II-b). Gui de Bretagne, mort en étage en Angleterre, sans alliance, après une longue captivité;

 

 

II-c). Henri de Bretagne, qui ratifia avec sa mère le traité de Guérande, en 1381. Ayant suivi le duc d'Anjou, son beau frère, en Italie, en 1382, il y épousa la fille d'Honorat Cajetan, comte de Fundi, gouverneur de la Campanie. Il est qualifié Henri, despote de Romamie, fils de defunt Charles, duc de Bretagne, dans des lettres datées du château d'Angers, du 6 mai 1384, portant ratification du mariage de Louis d'Anjou, fils aîné du roi de Sicile et de Marie de Bretagne, avec Luzie, fille de Barnabo, duc de Milan. En 1398, il assista le même Louis II d’Anjou, son neveu, dans la guerre qu’il entreprit contre Lancelot, usurpateur du royaume de Naples. Il plaidait l'année suivante contre son frère aîné, pour ses droits dans la succession de sa mère, mais le comte de Penthièvre demeura son héritier par sa mort sans enfants, arrivée au mois de décembre 1400. Il fut inhumé dans l'église des Cordeliers d’Angers ;

 

 

II-d). Marguerite de Bretagne, dame de Laigle, mariée, en 1351, avec Charles d’Espagne, comte d'Angoulême, seigneur de Cognac, de Lunel, etc., chevalier de l'ordre de l'Etoile, connétable de France, ( tué au château de Laigle par ceux de la faction du roi de Navarre en 1353) fils d'Alphonse d'Espagne, dit de la Cerda, baron de Lunel, et petit fils de Ferdinand d'Espagne, fils aîné d'Alphonse V, roi de Castille;

 

 

II-e). Marie de Bretagne, dame de Mayenne, de Chilly et de Longjumeau, mariée, e 9 juillet 1360, avec Louis de France, Ier du nom, duc d'Anjou et de Touraine, pair de France, comte du Maine, de Provence, de Forcalquier et de Piémont, couronné roi de Naples et de Sicile par le pape Clément VII, à Avignon, le 30 mai 1382, mort au château de Bisilia, près de Bari, dans la Feuille, le 20 septembre 1384. Il était frère du roi Charles V, et second fils de Jean, roi de France et de Bonne de Luxembourg-Bohême. Marie de Bretagne, reine de Naples, de Sicile et de Jérusalem, mourut à Angers le 12 novembre 1401., et fut enterrée dans l'église de Saint-Maurice. De ce mariage sont descendus les rois de Naples, de Sicile et d'Aragon, ducs de Calabre, de Lorraine et de Bar, comtes de Barcclonne, de Provence, de Piémont et du Maine, etc.

 

 

II

 

 

II-a). Jean de Bretagne, Ier du nom, 1345-1404, comte de Penthièvre et de Goëllo, vicomte de Limoges, seigneur d'Avaugour, de Laigle, d'Avesnes, de Landrecies et de Novion, né à Jugon le 5 février 1345, était en otage à Londres depuis l'âge de 6 ans (1351), lorsqu'il apprit, en 1384, la mort de sa mère. Son frère Gui vivait encore et partageait sa captivité. Clisson avait fait demander au comte de Penthièvre s'il accepterait sa fille avec la terre de Châteauceaux, pour prix de sa délivrance. Cette offre ayant été agréée avec joie, les noces de Jean de Bretagne avec Marguerite Clisson, se firent à Moncontour en presence du connetable et d'un grand nombre de seigneurs bretons, dont les principaux étaient les sires de Laval, de Léon, de Rochefort, de Derval, de Beanmanoir et de Rostrenen. Dès que le duc Jean IV eut été informé de la négociation de ce mariage, il en conçut une si vive inquiétude, qu'il avait conclu une alliance d'armes avec le duc de Berry le 8 mai de la même année, avait fait arrêter au château de I'Ermine et charger de fers Olivier de Clisson, et n'avait consenti à lui laisser la vie et la liberté qu'en payant 100,000 francs de rançon, et en abandonnant au duc les villes et châteaux de Josselin, Lamballe, Broon, Jugon, Blein, Guingamp, la Roche-Derrien, Châtelaudren, Clisson et Château-Guy. Tel était l'état des affaires du connétable, lorsqu'il conclut le mariage de sa fille avec le comte de Penthièvre.

 

 

 

 

Jean de Penthièvre et Margot de Clisson

 

 

Enfants :

 

 

III-a). Olivier de Bretagne, premier du nom qui suit ;

 

 

III-b). Jean II de Bretagne, comte de Penthièvre et de Périgord, vicomte de Limoges, seigneur de Laigle, d'Avesnes et de Landrecies, fut connu, du vivant de son frère aîné, sous le nom de seigneur de Laigle. Il succéda à son neveu dans la vicomté de Limoges, et, malgré la décadence de sa maison, il sut administrer sa fortune avec tant de sagesse et d'économie qu'il put acheter, le 4 mars 1437, le comté de Périgord de Charles d'Orléans, petit-fils du roi Charles V, pour la somme de seize mille réaux d'or. Peu d'années après il succéda aux biens de Marguerite de Clisson, sa mère, décédée en 1441. Le comte de Penthièvre mourut en novembre 1454. Il avait épousé Marguerite de Chauvigny dame de Saint-Chartier, fille de Gui de Chauvigny et d'Antoinette de Cousan, sa troisième femme. Marguerite de Chauvigny, comtesse de Penthièvre , fit son testament le 22 juillet 1473, et fut inhumée dans la chapelle du château de Laigle, qu'elle avait fondée.

 

 

III-c). Charles II de Bretagne, qui suit :

 

 

III-d).Guillaume de Bretagne, qui suit ;

 

 

 

III-e). Jeanne de Bretagne, mariée 1° en 1407, avec Robert de Dinan, mort le 13 mars 1429, seigneur de Montafilant et du Guildo, troisième fils de Charles de Dinan, baron de Châteaubriand et de Jeanne de Beaumanoir ; & en 1448, avec Jean de Harpedane, chevalier, seigneur de Belleville et de Montagu, conseiller et chambellan du Roi, fils de Jean de Harpedane, dit de Belle ville, chevalier, seigneur de Belleville, de Montagu, de Saint-Hilaire, etc., et de Jeanne de Mucidan.

 

 

III

 

 

III-a). Olivier de Bretagne, comte de Penthièvre, vicomte de Limoges, seigneur d’Avesnes, de Landrecies, etc., épousa en premières noces, au mois de juillet 1406, Isabelle de Bourgogne, quatrièrne fille de Jean-sans-Peur, duc Bourgogne, comte de Flandre et d Artois, et de Marguerite de Baviere. Cette alliance, que la comtesse Marguerite de Clisson avait elle-même négociée, releva toutes ses espérances surle duché de Bretagne, et lit plus que compenser l’éloignement de la maison de Rohan, que le duc Jean V avait détachée de son parti. Elle était devenue héritière pour un tiers de l’immense fortune que le connétable de Clisson, son père, avait laissée à sa mort, en 1407, et à ce titre elle avait un grief récent contre le duc, qui, profitant de l'état désespéré d'olivier de Clisson, était venu l'assiéger dans son château de Clisson, et n’avait consenti à le laisser mourir en paix qu’en le frappant d’une contribution de cent mille francs, que le vicomte de Rohan et la comtesse de Penthièvre avaient été forcés de payer. Le comte Olivier passa le reste de ses jours dans le Hainaut, et les termina dans sa terre d'Avesnes le 28 septembre 1433. Il n'avait pas eu d'enfants d'Isabelle de Bourgogne, sa première femme. De Jeanne de Lalaing, la seconde, dame du Quiévrain (morte le 10 août 1467, et inhumée à côté de son mari, dans la chapelle de Notre-Dame du château d'Avesnes), fille de Simon de Lalaing, IVe du nom, baron de Quiévrain, et de Jeanne de Barbançon, il avait eu, selon du Chesne, un fils et une fille :

 

IV-a). N. de Bretagne, vicomte de Limoges, seigneur d'Avesnes et de Landrecies, qui survécut à son père, et mourut avant d'avoir atteint sa majorité ;

 

IV-b). N. de Bretagne, morte jeune.

 

Filles naturelles d' Olivier, comte de Penthièvre.

 

IV-c). Marguerite, bâtarde de Bretagne, femme de Brandelas, baron de Caumont, de Cartelnau et de Castel. Par son contrat de mariage, du 2 janvier 1444, Jean de Bretagne, vicomte de Limoges, son oncle, lui assigna 3000 écus d'or sur les terres de Terme, Boussignac et Sengeyrac;

 

IV-d). Vaudrude, bâtarde de Bretagne, mariée, en 1441, avec Randonnet de Fumel, seigneur de Monsegur.

 

 

III-c). Charles de Bretagne, Ile du nom, baron d’Avaugour, seigneur de Reignac, de Thors, des Essarts, etc., assista Olivier de Bretagne, comte de Penthièvre, son frère aîné, lors de l'arrestation de Jean V, duc de Bretagne, en 1420. Ses terres, confisquées par ce prince, furent données à Richard de Bretagne, comte d'Etampes, qui en jouit très-long-temps. Sa veuve plaidait à ce sujet contre le même Richard en 1434. Il avait épousé Isabeau de Vivonne dame de Thors et des Essarts, fille de Savari de Vivonne, chevalier, seigneur de Thors, et de Jeanne d‘Aspremont, dame de Reignac. Ils ont laissé une fille :

 

(IV-e). Nicole de Bretagne, qui suit.

 

 

III-d). Guillaume de Bretagne, vicomte de Limoges, seigneur d'Avesnes, de Novion et autres terres, dernier des fils de Jean de Bretagne, comte de Penthièvre, et de Marguerite de Clisson,succéda à Jean II, son frère, dans la vicomté de Limoges, envertu de la donation que celui-ci lui en avait faite. Guillaume avait été donné en otage, en 1421, au duc de Bretagne, par sa mère et ses frères. Il y resta jusqu'au traité du 27 juin 1448, c’est-à-dirependant plus de 26 ans, quoiqu'il n'eût pris aucune part à la faute commise par sa famille. Il en conçut une telle affliction qu’il perdit la vue. Néanmoins Jean de Bretagne, son frère, le maria, en 1450, avec Isabelle de la Tour, fille de Bertrand de la Tour, IVe du nom, comte d.Auvergne et de Boulogne, et de Jacquette du Peschin. Il mourut en 1455, laissant trois filles sous la tutelle d'Isabelle de la Tour (remariée depuis avec Arnaud-Amanieu d'Albret, sire d'Orval), savoir :

 

IV-f). Françoise de Bretagne, qui suit ;

 

IV-h).Jeanne de Bretagne, mariée, en 1475, avec Jean de Surgères, seigneur de Balon, mort en 1483, fils de Jacques de Surgères, seigneur de la Flocelière, et de Renée de Maillé. Elle vivait encore en 1499;

 

IV-i).. Charlotte de Bretagne, femme d’Antoine de Villequier, baron de Montrésor, fils d’André de Villequier ; chevalier, seigneur de Montrésor, de Menetou-Salon, de îles d'Olerou, de Marennes, d’Arvert et de Brouhé, vicomte de la Guerche en Touraine et de Saint-Sauveur en Normandie, premier chambellan du roi Charles VII, et d'Antoinette, dame de Maignelais. Elle était veuve, et tutrice de François de Villequier, leur fils, suivant un acte du 1er septembre 1490.

 

 

IV

 

 

(IV-e). Nicole de Bretagne, comtesse de Penthièvre, dame de Reignac, de Thors, des Essarts, etc., épousa, par contrat du 18 juin 1437, Jean de Brosse, vicomte de Bridiers, seigneur de Boussac et de Sainte-Sevère, conseiller et Chambellan du Roi, fils de Jean de Brosse, Ier du nom, seigneur de Sainte-Sevère et de Boussac, maréchal de France, et de Jeanne de Naillac. Ayant été appelée par droit de représentation à succéder au comté de Penthièvre en 1454, elle et son mari en firent hommage au duc Jean V. Jean de Brosse fut nommé lieutenant-général en Guienne en 1453. Ayant refusé de prendre part à la ligue du bien public, que le duc de Bretagne François Il avait fait approuver dans ses états en 1465, ce prince confisqua de nouveau le comté de Penthièvre, et refusa de le rendre nonobstant le traité de Saint-Maur, conclu le 29 octobre de la même année. Le duc n'avait qu'une fille. Le roi Louis XI, par traité de l'année 1479, se lit transporter tous les droits que Nicole de Bretagne et son mari pouvaient avoir sur le duché, pour les faire valoir en cas d'événement. Une somme de cinquante mille livres fut le prix de cette cession, et Nicole devait en outre rentrer dans toutes les terres et seigneuries qui, sous Marguerite de Clisson, avaient composé le comté de Penthièvre. Jean de Brosse mourut en 1485, et Nicole de Bretagne, sa veuve, ratifia, le 20 octobre de la même année, la cession qu'elle avait faite à Louis XI de ses droits sur le duché de Bretagne. (voir suite  en détail)

 

 

Jean IV de Brosse, arrière petit-fils de Nicole de Bretagne et son épouse Anne de Pisseleu

 

 

Nicole de Bretagne eut une nombreuse postérité, qui, de son chef, prit le nom de Bretagne, et écartela de ses armoiries. Le comté de Penthièvre passa, par suite d'un mariage, et par droit de représentation, en 1565, à Sébastien de Luxembourg, fils de François de Luxembourg, vicomte de Marfigues, et de Charlotte de Bretagne, arrière-petite-fille de Nicole. Sébastien obtint l'érection de Penthièvre en duché pairie le 15 septembre 1569. Marie de Luxembourg, sa fille et son héritière, porta ce duché en mariage, en 1576, à Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, qui entreprit, mais sans succès, de faire revivre à son profit les droits de la maison de Penthièvre sur le duché de Bretagne. Françoise de Mercoeur, sa fille unique, ayant épousé César, duc de Vendôme, fils naturel du roi Henri IV, celui ci succéda au duché de Penthièvre en 1623. Par décret du 10 décembre 1687, ce duché, qui était échu à Louis-Joseph de Vendôme, son petit-fils, passa à Anne-Marie de Bourbon, princesse de Conty. En 1696 François-Louis de Bourbon, prince de Conty, vendit le duché de Penthièvre au comte de Toulouse (fils naturel de Louis XIV), dans la maison duquel il a subsisté jusqu'à la révolution.

 

 

IV-f). Françoise de Bretagne, comtesse de Périgord, vicomtesse de Limoges, dame d’Avesnes, de Novion, de Landrecies, etc., fut mariée, en 1470, avec Alain, surnommé le Grand, sire d'Albret comte de Gaure, vicomte de Tartas, fils de Jean d'Albret, vicomte de Tartas, et de Catherine de Rohan. Cette princesse fit son testament en 1481. Le sire d'Albret lui ayant survécu, se mit sur les rangs pour épouser Anne de Bretagne, fille unique du duc François II, et il fit même valoir aux yeux de celui-ci ses droits à lui succéder au duché de Bretagne. D'après un traité qu'ils conclurent, Alain d'Albret conduisit au secours du duc une armée de Gascons et de Navarrais, qui fit lever le siége de Nantes aux Français en 1486. Mais le duc François II ayant éludé l'accomplissement de sa promesse, et préféré Maximilien, roi des Romains, pour époux de sa fille, le sire d'Albret, outré de ce manque de foi, livra la ville de Nantes au roi de France. Il mourut au mois d'octobre 1522, ayant eu de son mariage avec Françoise de Bretagne ;

 

 

1°. Jean d’Albret, roi de Navarre, comte de Foix, de Gaure et de Périgord, vicomte de Limoges et de Tartas, aïeul de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, mère du roi Henri IV, qui à son avènement à la couronne de France, en 1589, y réunit le Périgord et le Limousin;

 

2°. Amanieu d'Albret, cardinal, évêque de Pamiers, mort en 1520;

 

3°. Pierre d’AIbret, comte de Périgord, mort célibataire ;

 

4°. Gabriel d'Albret, seigneur d'Avesnes et de Lesparre, vice-roi de Naples ;

 

5°. Louise d'Albret, vicomtesse de Limoges, dame d’Avesnes et de Landrecies, mariée, en 1495, avec Charles de Croy, prince de Chimay ;

 

6°. Isabelle d'Albret, alliée avec Gaston II de Foiz, comte de Candale et de Benauges;

 

7°. Charlotte d'Albret , femme de César Borgia, duc de Valenlinois;

 

8°. Anne d'Albret, nommée dans le testament de Françoise de Bretagne, sa mère.

 

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Published by poudouvre
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