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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 16:57

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 08:58

Les anciens voyaient le cours de leur vie bercée par les saisons, par le temps, ils étaient constamment en contact avec la nature qui rythmait leur quotidien. Si le vent  régnait les douze premiers jours de l'année, c'était disait on, celui qui soufflerait les douze mois, il en était de même pour le brouillard. On mettait le grain à chauffer sur la tournette, l'instrument servant à retourner les galettes. Si le coucou chantait de bonne heure, l'année était prime. Plus nombreuses étaient les cailles, moins cher était le blé. Les pies nichant dans le haut des arbres était signe que l'année serait fience, autrement dit mouillée, en revanche un nid au milieu de l'arbre, et l'année serait sèche. Un ancien dicton décrivait les mois :

 

Janvier pour la neige ; 

Février pour les glaçons :

Mar' pour la grêle :

Avri' pour les bourgeons ;

Mai pour l'herbe verte ;

Juin pour les fenaisons :

Juillet pour les œufs éclos ;

Août pour les moissons ;

Septemb'e pour les aquilons ;

Octob'e pour les brouillards;

Novemb'pour les grands russiaux;

Décemb'e pour les frissons.

 

 

 

 

Le bonhomme janvier disait : « v'la la pitié, v'la janvier qu'arrive, qui vous f'ra chier dans vot' fouyer, sapré bonne femme ». Le premier janvier et les jours suivants il était d'usage d'aller souhaiter la bonne année. La personne qui rentrait à l'intérieur de la maison embrassait tous ceux qui se trouvaient à l'intérieur et leur disait : « Une bonne année je vous souhaites, et le paradis à la fin de vos jours ». Alors parfois la réponse arrivait : « Quand j'arons véqui asseu ». Les enfants allaient dans presque toutes les maisons du voisinage et disaient : « Fouillez dans vot' poche et me donnez qué'qu'chose »

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 16:40

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 15:20

 

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 13:11

Les vicomtes de Méjusseaume, comme seigneurs hauts justiciers de l'Hermitage, avaient droit de soule, boule en bois que le dernier marié de l'année était obligé de fournir. Le jour de la fête de la Purification, le seigneur lançait en l'air la soule, dont les vassaux de l'Hermitage et du Rheu, divisés en deux camps, se disputaient la possession, chacun s'efforçant de l'amener sur "le territoire de sa paroisse. Ce jeu, très-ancien, offrait toute la brutalité des temps barbares, et son origine a exercé la perspicacité de plus d'un antiquaire. Ils ont prétendu que le jeu de la soule est un reste du culte solaire. « Cette boule ou ballon, disent-ils, par sa figure sphérique, représentait le soleil. On la jetait en l'air, comme pour la faire toucher à cet astre, et, quand elle tombait, on se la disputait comme un objet sacré. » Ajoutons que d'autres, dépouillant la soule de ce caractère religieux, n'y ont vu qu'un simple exercice, tel que la paume, et nous nous rangeons à cette dernière interprétation.

 

 

 

 

Entre autres devoirs dus à la seigneurie de Bécherel, était l'obligation, imposée aux vassaux qui avaient vendu du poisson pendant le carême, de sauter le lundi de Pâques dans l'étang de Bécherel, « et demander congé audit seigneur en sautant et en sortant, sauf amende. -Le même jour, le seigneur a droit de brûler tous les lins et chanvres qui seroient trouvez dans la ville encore à broyer et à tailler; et est ce faict, à ce que les femmes ne soient paresseuses de approufilter lesdictz lins et chanvres, qui sont fort bons au pays et seroit dommage de laisser perdre. »

 

 

 

 

 

A côté des prérogatives de la communauté de ville de Montfort, qui députait aux États généraux de la province depuis 1614, régnaient celles antérieures et supérieures du seigneur haut-justicier, dont les fourches patibulaires, élevées à six poteaux avec ceps et colliers, annonçaient de loin la puissance. M. de la Borderie nous apprend que les propriétaires du lieu de la Poulanière, en Coulon, étaient tenus de fournir à la seigneurie de Monfort c ès jours qu'exécution est faite d'aucun cas criminel en la ville, deux harts (liens) de chêne, l'une torse à droite, et l'autre à revers. » Ce droit fut plus tard changé, en raison de l'adoucissement des moeurs, en un chapeau de fleurs de cherfeil (chèvre-feuille) sauvage qui devait être présenté aux officiers de Montfort, à l'issue des premières vêpres de la fête de saint Jean-Baptiste, à la passée (entrée) du cimetière, à peine de saisie du fief. Le chapeau était ensuite porté sur la Motte-aux-Mariés, près de la contrescarpe du Pas-d'Aune, où toutes les mariées devaient se trouver réunies, sous peine de 60 sols d'amende, pour danser et chanter chacune leur chanson, ayant à tour de rôle le chapeau de chèvre-feuille sur la tête. Le seigneur était obligé de fournir cent fagots ou bourrées pour faire un feu de joie, pendant que la danse s'exécutait. A la fin de cette cérémonie, les mariées étaient toutes tenues d'embrasser le seigneur ou son procureur fiscal, et le chapeau de chèvre-feuille était laissé à la dernière mariée. Les châtelain, prévôt et sergent de Montfort étaient exempts de tous fouages et subsides à cause de leurs offices. Un autre officier, exempt de fouages, était le grenetier du grenier à sel de Montfort, établi dans la rue de la Saulnerie. Il en était de même des habitants des bois et forêt de Coulon, vulgairement appelés princiers, c'est-à-dire gens du prince.

 

 

 

 

 

La châtellenie de Moncontour appartenait en 1524, à Jean de Brosse, gouverneur de Bretagne, époux d'Anne de Pisseleu, maîtresse de François Ier. Cette dame n'était pas la seule qui fût galante dans la ville de Moncontour, si l'on en juge par un aveu rendu le 7 octobre 1538, qui consacre des droits, au moins singuliers, au profit de Catherine de Rohan, demoiselle de la Ribaudière. « Plus a droict la dite Damoiselle et lui appartient : avoir et lever de chacune fille de joie nouvellement venue au dit lieu de Moncontour et aux dites appartenances, cinq sols et ung pôt de vin et ung chapeau de violettes, fors les filles de mattresses qui ne doibvent que my-debvoir, et mesme qu'elle a droict et luy appartient : de oster par chascun an une fille des offices de la cour ecclésiastique de l'official de l'archidiacre de Pentheffre, exercée en la chapelle de Saint-Jehan et hôtel Dieu du dit Moncontour, lui bailler son permittimus , sans que les officiers de l'archidiacre puissent plus accuser ne reprendre, pour le cas dont elle étoit lors accusée. »

 

 

 

 

 

La sergenterie féodée de Quintin était attachée à la terre de Forges, située paroisse de Saint-Thuriau. Le possesseur de cette terre avait l'obligation de faire la cueillette de la moitié des amendes adjugées par la cour de Quintin, et prenait pour sa peine le huitième de ces amendes. A lui incombait aussi la charge de fournir le bourreau pour les exécutions criminelles, et de payer la moitié de son salaire. Le sergent de Quintin avait des devoirs d'une autre sorte. La veille de la mi-août, à la fin des vêpres, il devait se présenter à l'entrée du choeur de l'église Notre-Dame, avec un cierge allumé, au-devant du comte de Quintin; l'escorter ainsi jusqu'au château; allumer dans la chambre du comte «une grande poignée de chandelles de cire, en bailler aux varletz de chambre une autre poignée de demy-pied de long; tenir deux cierges allumez en ses mains pendant que le comte boit, et le comte ayant bu , peut le dit sieur des Forges boire, si bon lui semble. »

 

 

 

 

 

 

A Saint-Pol de Léon, Le vicomte de Léon jouissait d'un autre droit, dit de motte, c'est-à-dire que ses vassaux, appelés serfs de motte, ne pouvaient aller demeurer ou choisir une habitation ailleurs que sur les terres du vicomte, et s'ils le faisaient, le seigneur ou ses officiers pouvaient les saisir, les ramener la corde au cou  à leur motte, et leur infliger une peine corporelle ou pécuniaire. Si ces serfs avaient des enfants auxquels ils voulussent donner de l'instruction, ces jeunes clercs ne pouvaient obtenir la tonsure ni aucun ordre ecclésiastique sans lettres du vicomte. Si quelques-uns délinquaient ou manquaient à leurs obligations envers leur seigneur, leurs enfants perdaient les biens présents et futurs auxquels ils pouvaient prétendre en la vicomté, et, de plus, ils en étaient bannis.

 

 

 

 

Cinq des illustrations sont dûes à Yves Ducourtioux

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:57

 

Rue Saint-Vincent, conduisant des Lices à la porte de son nom ; cet emplacement, exhaussé au moyen de déblais, fut cédé par Henri IV on 1609 à César de Vendôme, son fils, puis donné par celui-ci en 1610 aux habitants de Vannes, pour y construire des maisons ; c'est à partir de 1675 qu'on y a bâti les plus belles maisons de celte rue, pour y loger les conseillers au parlement. En effet les terrains situés entre la Porte Saint-Vincent et les Lices donna naissance à cette vaste rue rectiligne dédiée à Saint-Vincent

 

 

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:39

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 10:43

Bataille, en Bretagne (M. de Courcelles). Cette maison paraît ancienne dans cette province, où elle subsistait encore en 1488. Geoffroi Bataille, écuyer, servait dans les guerres de son temps contre les Anglais, en la compagnie de Pierre de la Roche-Rousse, qui fit montre à Avranches, le 10 octobre1380, et à Nantes et à la Guerche, les 7 décembre et 7 janvier suivants. Il servait en la même qualité sous la charge du sire de Derval, chevalier banneret, dont la compagnie fut reçue à Thérouanne, le 28 septembre 1383. La maison de Bataille, en Bretagne, a produit dans la personne de Guillaume Bataille un chevalier banneret, qui illustra son nom par plusieurs beaux faits d'armes. Monstrelet et le moine de Saint-Denis rapportent qu'il com- battit et blessa en champ clos un chevalier anglais, nommé Jean Carmien, qui lui avait manqué de fidélité. Il combattait en Guienne, dés l'an 1404 étant alors sénéchal d'Angoulême et commandant une compagnie de 6 écuyers, le 1er septembre 1488; servait sous le dauphin, la même année, commandant une compagnie d'un écuyer banneret et de 17 écuyers qui firent montre à Saint-Sauveur de Charros, en Guionne. Il était conseiller et chambellan de ce prince, qu'il accompagna en Angoumois, l'an 1421. Il avait peut-être pour soeur Marguerite Bataille, à laquelle le dauphin régent du royaume, fit don de 200 livres tournois, le 28 février 1420, tant en considération de bons services de feu Pierre Esparris, son mari, que pour l'aider à soutenir son état. Le sceau des armes de Guillanme Bataille, chevalier banneret, apposées à une quittance qu'il donna le 16 Février 1404 représente trois coquilles avec un lambel à trois pendants.

 

 

Le dernier mai 1451, Guillaume de Quengo, Jamet d'Yvignac et Jean de !a Polissonière plaidaient au parlement de Bretagne, au sujet du manoir du Roscoet, provenant de la succession de Guillaume Bataille. Ce dernier, avait pour contemporain peut être pour très-proche-parent, Charlot Bataille, écuyer,qui commandait une compagnie de 16 ecuyers pour la défense du pays de Touraine, compagnie qui fit montre à Chinon le 12 décembre 1418. Le dernier qu'on trouve de cette famille en Bretagne est Antonin Bataille, l'un des archers de la compagnie de Gilbert de Bourbon, seigneur de Montpensier, qui comparut à Saint-Aubin du Cormier, le 22 mars 1488. Il paraît avoir péri à la bataille de ce nom, qui eut lieu le 28 juillet de la même année. (voir aussi la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:38

 

 

 

 

 

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:04

Jean Ogée dans son ouvrage dictionnaire historique et géographique de la Province de Bretagne, laissait ces notes à la page consacrée à Merdrignac : Le prince Joseph Stuart, cousin germain du dernier prétendant au trône d'Anglelerre, est mort le 22 février 1784 à Kilvala, propriété appartenant alors M. Halba; il était âgé d'environ soixante ans.

 

 

Ce prince avait accompagné le prétendant lorsqu'il débarqua en Ecosse en 1745. Après la bataille de Culloden, Il erra long temps dans les campagnes, et enfin il vint à bout de gagner le bâtiment français qui recueillit le prétendant et le débarqua Morlaix. Le prince Joseph Stuart, accompagné de lord Saint Pill qui lui était resté fidèle, vécut ignoré pendant quarante cinq années dans la modeste campagne où il est mort. Lord Saint Pill avait mis à sa disposition toute sa fortune, qui était considérable: mais le prince n'avait pour tout bien qu'une pension de 1,500 fr. que lui faisait le gouvernement français, comme chevalier de Saint-Louis. Son instruction immense, sa douceur et son affabilité étaient égales à son courage; mais il haïssait profondément les Anglais, « et disait quelquefois qu'il voulait être leur Annibal . » Nous tenons ces détails de M. Bagot du Parc, son filleul, auquel il voulu donner comme troisième prénom celui d'Annibal. Cet épisode de la fatale entreprise du prétendant est certes peu connu.

 

 

La bataille de Culloden en 1745

écarta définitivement les rois catholiques du trône anglais

 

 

Potier de Courcy ajoute ces notes : le manoir de Quilvala à Merdrignac, dans lequel vécut ignoré pendant quarante ans, et mourut non moins ignoré, un des derniers représentants d'une race royale proscrite, un cousin germain du prétendant Charles-Edouard, qu'il accompagnait à la bataille de Culloden en 1746. Nous avons recherché son tombeau ; mais l'église de Merdrignac a été reconstruite, le cimetière déplacé et la charrue passe aujourd'hui sur la sépulture du prince écossais. Les registres de Merdrignac nous ont seulement fourni son extrait mortuaire : « Écuyer Joseph Stuart, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, natif d'Écosse, âgé d'environ 60 ans, décédé à Quilvala le 22 février 1784, a été inhumé le 23 en présence de Jean Riquer et de Marie Hello et autres qui ne signent. Signé, P. Morin, recteur. »

 

 

Ces modestes funérailles, dont les témoins ne savent même pas signer, ne rappellent-elles pas le début sublime de Massillon devant le cercueil du grand roi : Dieu seul est grand 

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