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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 14:57

Tout comme la ville de Rennes, celle de Nantes ne connut son véritable essor qu'au cours de l'époque féodale. Ses habitants étaient sans nul doute Celtes et faisaient alors partie de l'Armorique. La soumission au joug romain (voir  A l'époque où Nantes s'appelait Condevincnum), puis le déclin de cet empire vit au cours du règne de Honorius Flavius (395-423) les Armoricains se rebeller. Les gouverneurs Romains furent chassé. Associés aux Francs, les peuples d'Armorique entendaient restaurer leur propre souveraineté. Le comte Constantius allait tenter de rétablir l'autorité de l'Empire et le respect des lois dictées par Rome. C'est dans ce climat qu'entrèrent en scène les Bretons d'Outre-Manche. Leur présence allait croître en ces contrées Nantaises peu peuplées dont les noms sont assez éloquents : Le Croisic, Piriac, Guenrouët, Guérande, Pornic, Le Pouliguen, Guémené Penfao, Batz sur Mer… En revanche l'antique cité de Nantes ne semble pas avoir reçu un grand nombre de « migrants Bretons». Certains auteurs expliquent que c'est sans nul doute pour cette raison que Nantes se retrouva près de trois siècles durant entre les mains des souverains Francs. Une autre raison a été aussi avancée, selon laquelle la menace saxonne dont Nantes fut théâtre, aurait incité ses habitants à se mettre sous la protection des troupes mérovingiennes. Les liens avec la Bretagne existaient cependant, comme on l'observe à travers des personnages comme Macliau, Conomor, Guerech et quelques autres mentionnés régulièrement dans l'histoire du Pays Nantais. Quand à la mort de Clotaire advint l'an 561, la cité de Nantes et les terres environnantes furent rattachées au royaume de Soissons, et Chilpéric, le plus jeune frère du roi défunt devint souverain de cette principauté et comte de Nantes. Dès lors, des incursions bretonnes se produisirent. Sous la conduite d'un dénommé Guerech, ses troupes ravagèrent la frontière du « Païs de Nantes » allant jusqu'à arracher les vignes afin de les replanter chez eux. C'est l'évêque de Nantes, Félix, qui dit-on mit fin à pareilles exactions. Nous voyons d'ailleurs des personnages éminents se succéder tant sur le siège comtal que sur le siège épiscopal. Période au cours de laquelle les évêques étaient aussi chefs de troupes. Mais des divisions survinrent aussi au sein de la dynastie Mérovingienne, et c'est ainsi que Théodoric connu sous le nom de Thierry fit la guerre à son oncle Clotaire. Allié à son frère Théodebert, ledit Théodoric parvinrent à vaincre en 597 leur oncle, et, Théodoric obtint par le traité de paix qui suivit « tout le territoire enfermé entre la Seine, la Loire et l'Océan, jusqu'à la frontière des Bretons ». Devenu maître de Nantes, Théodoric y nomma un gouverneur, le premier comte dont le nom soit reconnu par tous les historiens : Theudoad. Ainsi la Légende s'efface-t-elle peu à peu devant les authentiques actes. Theudoad, personnage dont le nom est associé à celui de l'évêque de Nantes Sofronius, lesquels furent accusés de maltraitance sur l'évangéliste Irlandais, saint Colomban. Le deuxième nom qui apparaît comme Comte de Nantes, mais aussi de Rennes était Agathens, sans doute celui qui apparaît comme désigné Agathe'e dans la liste des Comtes de Nantes. Son nom est cité de l'an 680 et au début du VIIIe siècle. Lui aussi exerçait la double charge : il était Comte et Evêque de Nantes. C'était un homme avare, ambitieux et cruel. Après la mort des primats des deux cités, il avait empêché qu'elles eussent des évêques, ce qui lui permit de se saisir des revenus de ces cités. Les exactions Bretonnes se poursuivirent en terroir Franc, et Pépin Le Bref étant parvenu à se rendre maître de Vannes en 753, décida de protéger sa fragile conquête en mettant en place une vague ceinture frontalière qui incluait une partie du terroir Nantais, du terroir Vannetais et du terroir Rennais : la Marche de Bretagne. On donne le fameux Roland, « neveu » de Charlemagne, comte de cette Marche de Bretagne, avant qu'il ne soit tué à Roncevaux. Précisément, en cette contrée Vannetaise des troubles se produisirent à la mort de Charlemagne. Nous avons eu l'occasion d'évoquer ce chefs rebelles Morvan & Guyomarc'h. (voir Nominoë, page n° 1) Précisément, Louis Le Pieux, fils et héritier de Charlemagne, donna la charge de Comte de Nantes à l'un de ceux qui avaient tué Guyomarc'h : un certain Lambert. Lambert Comte de Nantes l'an 830. Lambert Ier allait aussi cumuler la charge de Comte de la Marche de Bretagne avec celle de Nantes. C'est dire la confiance que lui accordait le puissant empereur d'Aix la Chapelle. Pourtant, la division entre l'Empereur Carolingien et son fidèle combattant allait se produire quand ce dernier apporta son soutient à Lothaire qu'il souhaitait comme unique Empereur héritier de Louis Le Pieux. Une amnistie fut offerte par Louis Le Pieux audit Lambert Ier, mais celui-ci refusa la main tendue et se vit confisquer sa charge au profit de Richowin, titré comte de Nantes en 832. C'est sans nul doute ce dernier qui apparaît dans la liste des comtes Nantais sous le nom de Rainaud. C'est lors de la bataille de Fontenay au cours de laquelle il affronta son adversaire Lambert Ier que Richowin fut tué en 841. Renaud alias Rainault succéda au défunt à la tête du Comté de Nantes mais n'y resta que deux ans, puisqu'il périt en 843. Nominoë qui commençait un règne prestigieux sur la Bretagne, profita des mésententes entre les fils de Louis Le Pieux. Il s'attacha les services de son ancien adversaire Lambert II, fils de Lambert premier du nom, auquel il accorda son aide. En effet, Nominoë en véritable adversaire de Charles le Chauve, dépêcha ses troupes commandées par son fils Erispoë, mais celles ci furent dans un premier temps refoulées par Rainault, avant que Lambert II ne prit sa revanche et le tua. Pourtant quand il se présenta à Nantes pour recueillir sa charge, il fut chassé honteusement et se vengea en suggérant aux Normands de Neustrie septentrionale de ravager la cité rebelle, ce qu'ils firent.

 

 

Après le ravage auquel il s'adonnèrent, les Normands regagnèrent les terres sur lesquelles ils campaient, là bas aux abords de l'estuaire de la Seine en Neustrie septentrionale, et dès lors Lambert II pût ainsi prendre la cité qui s'était refusée à lui. Mais enflé par ce succès, Lambert II voulu se loger dans le château de la ville, ce à quoi les habitants et leur évêque s'opposèrent. Nominoë, un temps réconcilié avec Charles Le Chauve, délogea Lambert II cette année 849. Alors le rebelle eut recours à ériger sur la rivière Oudon son château établissant ainsi sa domination sur cette partie voisine de l'Anjou. Son successeur à la tête du Comté de Nantes, dénommé Amauri, homme de confiance de Charles Le Chauve, ne devait rester lui même qu'un an sur son siège, car Nominoë parvint à s'emparer de Nantes et l'en, délogea. Après quoi, il céda à son fils Erispoë ce poste clé, le Comté de Nantes.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 09:02

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 07:55

 

 

Conan Meriadec, qui constamment est la tige et la souche de tous les Princes qui ont régné en Bretagne, passa l'an 383. avec l'Empereur Maxime de la Grande Bretagne dans l'Armorique, à la tête d'une Armée de Bretons Insulaires. Geffroy de Montmouth les fait débarquer à un Port peu éloigné de Rennes. Ils s'établirent dan l'Armorique par la concession de Maxime. Conan servit dans les armées de ce Prince, et revint dans les terres qui lui avoient été accordées depuis Saint-Mahé, fin de la terre, et le Mont-Saint-Michel jusqu'à Nantes. Il porta la guerre dans l'Aquitaine, et s'y rendit maître du Païs de Retz vers l'an 405. Il secoüa le joug des Romains l'an 410, et se fit un royaume en Bretagne, dont Nantes fut la capitale vers l'an 416. Ce Prince mourut l'an 421 ou environ, et fut inhumé à Léon avec cet épitaphe Hic jacet Conanus Rex Britonum. Note -L 'empereur Romain auquel il est fait allusion Magus Maximus était originaire de la péninsule Ibérique. Nommé Gouverneur de l'Île de Bretagne, il combattit les Scots et les Pictes, il finit par être proclamé empereur en cette île. C'est alors qu'il constitua une Légion exclusivement composée de Bretons d'Outre-Manche, lesquelles troupes furent placée sous le commandement d'un certain Riothime. Souhaitant être associé au pouvoir de Rome, il fit irruption à Lutéce et triompha des troupes de son adversaire l'empereur Gratien l'an 383. Durant cinq ans il gouverna l'Empire Romain d'Occident jusqu'à son exécution survenue sur ordre de Théodose, Empereur Romain d'Orient. S'agissant de l'épitaphe mentionnée, il n'est pas exclu qu'elle fasse référence à Conan Ier Le Tort (duc de Bretagne de 990 à 992) qui prit le titre de Roi et fit frapper à Nantes une médaille avec cette légende de Conanus Rex Britonum.

 

 

Rivuelin alias Huelin surnommé Mur-Mac-Con, frère de Conan Meriadec et Urbien, troisième fils de Conan Meriadec gouvernèrent l'Etat durant la vieillesse dudit Meriadec.

 

 

Salomon, dit Guitol, Guiton, et Witric, fils d'Urbien, succéda l'an 421  à son ayeul. Il fut tué à Nantes l'an 434. dans une émotion populaire elle fut suscitée par les Goths de l'Aquitaine, auxquels l'Empire avoit donné la Ville de Nantes et le Pays des environs.

 

 

Grallon, dont Conan en sa vieillesse avoit épousé la soeur, régna à  la mort de Salomon l'an 434. Le voisinage des Goths l'obligea à quitter Nantes et à se retirer en Basse-Bretagne. Il mourut vers l'an 445. Littorius Capitaine Romain battit les Armoricains l'an 439. Les Armoricains un peu rétablis, firent le siège de Tours l'an 444. Note -Littorius était un général romain, mais en combattant les Goths, il fut fait prisonnier par ceux ci. La Chronique de Sigebert se contente de dire que l'an 444, les Romains commandés par Littorius, combattirent misérablement contre les Wisigoths.

 

 

Audren, fils de Salomon l'an 445. mourut l'an 464. quelques uns mettent sa mort à l'an 471. son fils Erech lui succeda.

 

 

Erech, dit Riothim et Riothame, l'an 464. Il fut défait dans le Berri à la tête de 12000 Bretons des bords de la Loire, c'est-à-dire, du Diocèse de Nantes, par Euric Roy des Goths allié de l'Empire, l'an 472. St. Sidoine lui a écrit quelques Lettres.

 

 

Eusebe, l'an 473. il mourut l'an 490. Nantes étoit de sa dépendance, mais sa résidence ordinaire fut à Vannes. On le croit fils de Rivalon. d'autres le disent fils d'Erech.

 

 

Budic, fils d'Audren. l'an 490. il fut maître de Nantes, de Rennes,  de Dol et du reste de la Bretagne. Il mourut à Nantes vers l'an 509.  et fut inhumé à l'Eglise de St Cyr qu'il avoit fait bâtir hors les murs.  Les Saxons commandés par Marcil Chillon firent du tems de Budic  le siège de Nantes sans la prendre, mais ils occuperent le Pais  Nantois jusques vers l'an 515.

 

 

Hoël dit le Grand, alla à la mort de son pere en Angleterre, solliciter des secours contre les Saxons il reparut à Nantes vers l'an 512. Il étoit fils de Budic, il mourut vers l'an 545. après avoir chassé de Bretagne les Saxons et les Frisons, on les avoir mis dans un état à ne pouvoir plus nuire. Marchil Chillon qui occupoit le Comté de Nantes depuis plusieurs années, fut battu en plusieurs rencontres par les Troupes d'Hoël, sous la conduite du Prince Jean son fils dit Jonas. Les cinq fils d'Hoël, sçavoir Jean qui prit le nom d'Hoël, Conobre, Budic, Varoc et Maclau partagerent ses Etats et prirent le titre de Comte.

 

 

Hoël II. dit Jean Reith, ou le Roi Jean et Jona, fils aîné d'Hoël, fut tué par son frère Conobre l'an 547. son fils Judual se retira à la cour de  Childebert Roy de France, à Paris.

 

 

Conobre dit Comorre, Conaumur et Conobert, c'est-à-dire, Conan l'illustre ou Conan le Grand, Comte de Nantes et Roi de Bretagne par usurpation sur son neveu Judual l'an 547, périt l'an 560. dans le combat que Chramne livra au Roi Clothaire du côté de Guerrande.

 

 

Judual fils d'Hoël II. tint l'an 557. une partie de Bretagne, ou. plutôt  du Païs de Retz. Il fit sa résidence dans les dernieres années de sa vie à Penochen, c'est Penboeuf. Pen en breton signifie Tête, et Ochen signifie Boeuf.

 

 

Théodoric, fils de Budic, troisiéme fils d'Hoël le Grand, après avoir tué son oncle Macliau et son cousin Jacob fils de Macliau  occupa l'autre partie du Pais de Retz, dit Ratiate.

 

 

Clotaire I. Roi de France, s'empara de la Ville de Nantes au mois de Novembre 560. aprés la mort de Conobre Comte de Nantes, et la tint un an, étant mort en Novembre 561. Nantes se vit pour la premiere fois sous la domination des François. St. Félix Eveque, Gouverneur de Nantes.

 

 

Agathe'e, ou Asquier, Evêque & Comte de Nantes l'an 680. 

 

 

Amemelon, Eveque et Comte de Nantes vers l'an 700.

 

 

Aemilien, Evêque et Comte de Nantes, il fut tué l'an 725. par les Sarazins proche la ville d'Antun, où il portoit du secours.

 

 

Salvius, Evêque et Comte. Il se trouva l'an 732. à la Bataille que Charles Martel livra aux Sarazins d'Espagne.

 

 

Hoël III. Comte de Nantes du tems de Roi Charlemagne. Il suivit ce Prince en Espagne avec 2000 hommes l'an 778. Il fut tué au retour à Roncevaux, de même qu'Arastagnus Roi de Bretagne, qui commandoit 8000 hommes.

 

 

Daniel Uva, autrement Unna, se porta pour héritier d'Arastagnus et d'Hoël. La Chroniquede Landevenec citée par d'Argentré, livre 2. chap. 8. fait mention de ce Daniel à Fan 786. On croit que ce fut celui de sa mort.

 

 

Widon, autrement Gut Comte de Nantes et des Marches, par la concession de Charlemagne. l'an 799. et avant.

 

 

Gondebault, successeur de Widon dans le Gouvernement du Comté de Nantes du tems de l'Empereur Loüis le Debonnaire. Il le quitta pour se faire Moine.

 

 

Lambert I. l'an 827. sous l'Empereur Loüis le Debonnaire, qui le destitua l'an 831. pour avoir pris parti contre lui en faveur du Roi Lothaire.

 

 

Richovuen, sous le même Empereur l'an 831. Il fut tué à la Bataille de Fontenay l'an 841. combattant pour Charles le Chauve.

 

 

Rainauld, Comte d'Herbauge, fait Comte de Nantes par le Roi Charles le Chauve l'an 841. fut tué par Lambert l'an 843.

 

 

Lambert II. Comte de Nantes par violence, et contre la volonté du Roi Charles l'an 843. fut chassé l'an 849, par Nominoë à la priere du Roi.

 

 

Amauri, Comte de Nantes l'an 849. nommé par le Roi Charles, sans effet.

 

 

Nominoë, Roi de Bretagne et maître de Nantes l'an 850. Il mourut l'an 851.

 

 

Eripoë, Roi de Bretagne et maître de Nantes l'an 851. son cousin Salomon fils de Rivalon frere puîné de Nominoë, le tua l'an 857.

 

 

Salomon, Roi dé Bretagne et maître de Nantes l'an 857. tué l'an 874. par Pasquiten son gendre, et Gurvand gendre d'Erispoë.

 

 

Pasquiten, se dit Comte de Nantes et de Vannes l'an 874. Gurvand le fut de Rennes.

 

 

Alain, fils d'une fille de Salomon et qui depuis prit la qualité de Duc sous le nom d'Alain Rebré, c'est-à-dire, le Grand, se dit Comte de Nantes l'an 877. en qualité de Tuteur de Gurrmhailon son Neveu fils de Pasquiten. Il y fut troublé d'abord par le Roi Charles, et ensuite par les Normans, qui successivement paroissent avoir été maîtres de Nantes jusques vers l'an 888. Il fut paisible possesseur l'an 889 que ses grandes actions contre les Normans le firent proclamer Duc de- Bretagne. Il mourut l'an 907.

 

 

Gurrmhailon, Comte de Nantes et de Vannes l'an 907. vécut peu ou ne pu se soutenir les Normans avait été maîtres de Nantes et du reste de la Bretagne, depuis 910.jusques en 936.

 

 

Alain Barbetorte. Comte de Nantes et son réparateur, chassa les Normans l'an 936. Il mourut l'an 952. avec la qualité de Duc.

 

 

Drogon, fils légitime d'Alain Comte de Nantes l'an 952. d'abord sous la tutelle de Thibauld Comte de Blois son oncle.maternel, et ensuite sous la tutelle de Foulques Comte d'Anjou, qui le fil périr.

 

 

Foulques, Comte d'Anjou, et après la mort de Drogon, Comte de Nantes par usurpation.

 

 

Hoël IV. fils naturel d'Alain Barbetorte Comte de Nantes l'an 965. Conan le Tors fils de Juhel fils de Beranger, fils de Judichael, fils de Gurvand Comte de Rennes, le fit assassiner l'an 980.

 

 

Guerech, frere d'Hoël IV. L'an 980. Conan le Tors le fit empoisonner l'an 987.

 

 

Alain III. fils de Guerech Comte de Nantes l'an 987.

 

 

Conan le Tors, maître de Nantes l'an 990. fut tué à la Bataille de Concreux l'an 992.,

 

 

Judichael fils de Guerech, Comte de Nantes l'an 992. sous la tutelle de Gui de Touars. Geffroi Comte de Rennes, fils de Conan le Tors, se saisit de Nantes quelques tems après sur Judichael, et la lui rendit à condition de relever de lui, et d'homage. Il fut tué l'an 1005. sur le chemin de Rennes, où il alloit voir le Comte Geffroi.

 

 

Budic, fils de Judichaël Comte de Nantes l'an 1005. mourut l'an1037. sa sœur Judith épousa en 1026. Alain Cagnard, Comte de Cornoüailles.

 

 

Matthias, fils de Budic et d'Havoise, l'an 1037. mourut l'an 1051.

 

 

Hoël V. fils d.'Alain Cagnard et de Judith, soeur de Matthias, lui succeda l'an 1051. il mourut le 13. Avril 1084. ses freres Quiriac et Benoît furent de son tems Evêques de Nantes l'un après l'autre. Hoël fut Duc de Bretagne l'an 1066. à cause de sa femme soeur de Conan II. Comte de Rennes et Duc de Bretagne mort sans enfans.

 

 

Matthias. dit Mathatias fils d'Hoel cinquiéme, et frere cadet d'Alain Fergent, qui succeda à la Duché à la mort d'Hoël, fut Comte de Nantes, comme puîné, l'an 1084. il mourut l'an 1104.

 

 

Alain Fergent, fils aîné d'Hoël Duc de Bretagne le 13. Avril 1084. et Comte de Nantes à la mort de son frere Matthias, l'an 1104. se  démit l'an 1112.

 

 

Conan III. dit le Gros, Duc de Bretagne et Comte de Nantes l'an 1112. mourut l'an 1148.

 

 

Hoël VI. qui passoit pour fils de Conan le Gros sans l'être veritablement, fut Comte de Nantes l'an 1148. Les Nantois le rejetterent l'an 1156. et appellerent Geffroi d'Anjou. Hoël se maintint dans le Païs de la Mée, et se disoit Comte de Bretagne l'an 1163.

 

 

Geffroi d'Anjou, Comte de Nantes l'an 1156. mourut à Nantes au mois de Juillet 1158.

 

 

Conan de Richemont, dit le Petit ou le Jeune, Duc de Bretagne dès l'an1148, prit la qualité de Comte de Nantes l'an 1158.

 

 

Henri II. Roi d'Angleterre, se dit Geffroi II. fils du Roi d'Angleterre Henri II. prit la qualité de Comte de Nantes par stipulation de mariage avec Constance fille du Duc Conan le Jeune Il mourut à Paris l' an 1186.

 

 

Constance veuve de Geffroi, Comtesse de Nantes et Duchesse de Bretagne l'an 1187. Le Comté de Nantes depuis ce tems est toujours demeuré en la main du Souverain de Bretagne.

 

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 06:59

 

 

Jugon

 

 

Pleudihen sur Rance

 

 

Quintin

 

 

Menéac

 

 

Loudéac

 

 

Broons

 

 

Lamballe

 

 

Le Val André

 

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 16:12

 

 

Une autre famille a laissé son emprunte sur le terroir Yvignacais, la famille d'Angoulevent dont le premier membre connu, écuyer Alain d'Angoulvent, prit également part à la septième croisade de 1248. Il est nommé dans une procuration datée de Limisso, en avril 1249. Ce dernier était l'aïeul de Hamon d'Angouvent. Voici un extrait de document où il est fait mention dudit Hamon : Comme contens fut meu entre frere Eon, abbé de la Viezville, et Hamon d'Angoulvent, autrement dit Ventre-d'Orge, sur certaines donaisons que Thomasse, jadis mère dudit Hamon, avet feit à la Viezville dessus une maison size du Champ aux Chevaux à Dinan, etc. - Accord de l'an 1317. Ledit Hamon opposoit que la donnation n'étoit pas passée du tabellion de la jour ni scellée du sceau des contrats, etc.  

Tristan d'Angoulvent, capitaine breton à la bataille de Chissey en 1372, écuyer du duc en 1381, ratifie le traité de Guérande en 1381 (Preuves dom Lobineau). Berthelot d'Angoulvent, fils du précédent, prête serment de fidélité au duc épousa semble-il une demoiselle de Plouer, laquelle en devint veuve. En 1400, comme lieutenant du capitaine du château de Solidor, puis reçoit des lettres de créance, pour une députation vers le duc Jean IV en Angleterre.

Berthelot d'Angoulvent, lieutenant de Robert de Guitté en 1387 est représenté sur son gisant la tête surmontée d'un dais, rappelant les actes pieux de sa vie (voir La terre de la Griponnière à Yvignac et ses possesseurs). Son nom apparaît avec celui d'un autre membre de cette Maison : Geoffroy d'Angoulvent. 

Bertrand d'Angoulvent, frère du précédent, servait sous du-Guesclin et ratifia à Dinan le traité de Guérande le 24 avril 1381.

Olivier d'Angoulvent prêta serment de fidélité au duc Jean IV en 1437, il est cité en 1428 parmi les témoins noble d'Evignac, En 1440 à Taden, on mentionne les Métaier d'Olivier d'Engoulvent, à la Garaie en Taden. Il semble que ce soit lui dont le nom soit mentionné le 24 avril 1469, et qui par testament fit de Guillaume du Margaro son héritier. Le nom de Marie d'Angoulvent apparaît aussi le 16 août 1477, ledit Guillaume du Margaro étant aussi donné comme héritier de cette dernière. On peut supposer que la dite Marie d'Angoulvent, fille ou soeur de Olivier épousa le seigneur du Margaro en 1449 : Jéhan du Margaro. Messire écuyer Guillaume du Margaro est dit héritier principal de messire Olivier d'Angoulvent, seigneur de Coëcouvran, et de Marie d'Angoulvent, probablement sa mère, qui par testaments datés, le premier, du 24 avril 1469, le second 16 août 1477. (voir Coëtcouvran à Yvignac)   

Tristan d'Angoulvent -En 1475,est cité seigneur de Fremeur, il perçoit 60 livres de revenu et paraît armé d'un archer et vêtu en brigandine, à deux chevaux, il partagea noblement avec sa sœur Jeanne en 1465. Tristan, vivant en 1479 est donné aïeul de Gilles, il fut marié, vers 1540, à Jeanne de la Haye, et partagea noblement sa sœur Jeanne en 1465 

Jean d'Angoulvent fils du précédent est cité en 1513 : Nob. h. Jean D'Angolevant, fils de Tritan, et sa feme, sr et dame de la Griponnière et y demeurant, tienent ledit lieu noblement ; Guill. Dangolevant, seigr de Frameur, lient noblement led. lieu de Frameur, n'y a nulles rot. 

Guillaume alias Gilles d'Angoulvent épousa vers 1540 Jeanne de La Haye. Guillaume d'Angoulvant sieur de Frémeur en 1513 possède une métairie noble nommée Guehugan en la paroisse de Medréac et n'y demeure et y sont des rôtutiers 

François d'Angoulvent, petit-fils des précédents épousa Guillemette Mauvoisin. Ce sont les aïeux de autre François d'Angoulvent, marié en 1644 avec Hélène du Fresne.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:37

Au moment du mariage, la vertu des mariées n'est pas toujours intacte ; il y a même des communes où l'on compterait facilement celles qui se marient étant vierges. Quand on entend dire : « O s'fait chiéri par le gars un tel » -elle est sa maîtresse jusqu'au bout. A Plouer lorsqu'une jeune fille souhaitait se marier dans l'année, elle allait se faire glisser « cu nu » sur la roche de Lesmon ; à Saint-Samson, elle devait grimper sur le menhir de la Tiemblais 

 

 

 

Le menhir de la Tiemblais

 

à Saint-Pern, près du château de Ligouyer, un arbre antique attirait les jeunes filles. Au simple contact avec son écorce, les jeunes filles étaient sûres de trouver un mari. Aux environs de Moncontour, à un kilomètre de la ville et à mi-toute de la chapelle Notre-Dame-du-Haut, existait une petite croix de pierre où les jeunes filles allaient autrefois ficher une épingle. Cette épingle devait être fichée entre un des bras de la croix et le tronc. Si cette épingle restait fichée du premier coup, alors la jeune fille se mariait dans l'année. Quad la croix fut abattue, c'était dans le socle que les épingles devaient être piquées. Près d'Hénanbihen, se trouve ce petit saint de pierre très fruste : Saint-Mirli dont la tête avait été coupée puis rajustée sur le tronc au moyen d'une barre de fer ; si on tournait un certain nombre de fois la tête de ce saint, à moment déterminé, on se mariait dans l'année. Si les laveuses faisaient sept fois le tour du doué en tenant entre leurs dents « l'encherroué », autrement dit le drap à cendres, elles étaient aussi assurées de se marier prochainement. 

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 13:53

Loudéac est située au plein coeur de la Bretagne , et peut-être même en est-elle le point le plus central. Un auteur. assure qu'elle partagea un moment, avec Pontivy, l'attention de l'empereur Napoléon lorsqu'il songea à créer une place militaire importante au centre de la presqu'île. L'ancien chef-lieu du duché de Rohan finit toutefois par l'emporter « Sans doute Loudéac, » dit M. Amédée de Francheville, doit son origine aux chasses dont la forêt de Brocéliande a été pendant longtemps le théâtre. Dom Lobineau, dans son Histoire de Bretagne, l'appelle Loudiat, nom qui probablement a donné naissance à celui que porte aujourd'hui la ville : dans plusieurs actes, on trouve les dénominations latines Ludeacum et pagus Lodiacensis. Du reste, jusqu'aux premières années de ce siècle, on a montré à l'embranchement de la rue de Moncontour, comme étant l'antique rendez-vous de chasse autour duquel se sont peu à peu groupés les habitants de Loudéac, un vieil édifice à moitié détruit qu'on appelait le Château. ». Ogée ajoute : aux première années du XVIIIe siècle, on montrait à l'embranchement de la rue de Moncontour, comme étant l'antique rendez-vous de chasse.

 

 

Quoiqu'on suppose à la ville une origine si ancienne, son histoire nous est presque inconnue : probablement le château des chasses n'était pas assez fort pour tenter l'ambition des puissants barons de la contrée. La châtellenie de Loudéac, après avoir appartenu aux comtes de Porhoët, fut démembrée de leurs domaines en 1241, et devint la propriété d'une branche cadette de cette maison.  

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 13:06

 

La place Du Guesclin, de forme rectangulaire, encadrée d'un double rang de tilleuls, bordée d'un parapet ouvert sur les quatre faces, est fort belle. La statue de l'illustre Breton dont elle porte le nom la décore au Midi : le grand capitaine est debout, sur un socle de granit, dans une ferme attitude appuyé sur un trophée d'armes, la main droite à la garde de son épée. Ce monument fut érigé en 1823. La place ne fut nivelée qu'en 1836. C'est sur la place Du Guesclin qu'eut lieu, en 1359, le duel fameux du terrible chevalier contre Thomas Cantorbery.  

 

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 19:15

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 08:08

 

 

 

Le château a été construit à diverses époques, l'ensemble appartient au XVe siècle, la plupart des ouvertures ont été remaniées souvent,le corps de bâtiment réservé au seigneur et à sa famille semble avoir été reconstruit dans son entier au XVIe siècle. La base de quelques tours parait très ancienne dans l'une d'elles une salle profonde, sans fenêtre, où l'on ne peut accéder que par une porte élevée de trois ou quatre mètres au-dessus du niveau inférieur, a dû servir de prison. Les pierres de taille de l'entrée sont gravées de sculptures grossières représentant le Christ, la Vierge, saint Pierre, puis dès scènes ou des démons barbus et très haut encornés jouent un grand rôle ils pèsent et entraînent des âmes, représentées par de petites figures nues, spectacle peu consolant pour les infortunés relégués dans ce triste séjour. Que ne peut l'amour de la science ? au risque de se rompre quelque membre, les uns se suspendent au-dessus du vide, tandis que d'autres, allumant des torches de papier au-dessus de leur tête, leur permettent d'étudier à loisir ces manifestations d'un art antique l'audace se rencontre dans toutes les professions. Les puissants seigneurs qui habitaient nos châteaux bretons n'étaient cependant pas des féodaux pressurant le peuple, se faisant haïr et détester; ils ont laissé des souvenirs touchants, et devant ce manoir de la Hunaudaye, ruiné depuis cent ans seulement, on se surprend à murmurer les vers de la ballade populaire bretonne : Pain et remèdes aujourd'hui manquent, les pauvres s'éloignent du manoir. Les pauvres s'éloignent, tête basse, le manoir qui faisait la richesse du pays est en ruine. La pierre qui porte l'écusson des Tournemine, sires de la Hunaudaye, chargé du heaume et orné du cimier et du tortil de haut baron, est renversée à terre, quelque jour elle disparaîtra, le château de la Hunaudaye ne sert plus que de carrière aux paysans d'alentour.

 

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